Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mars a terminé à 74,71 dollars, en recul de 55 cents par rapport à la clôture de lundi. Il a touché en séance 73,82 dollars, son plus faible niveau depuis le 22 décembre. Selon une note de Credit Suisse, six banques chinoises ont confirmé avoir suspendu l'émission de nouveaux prêts depuis le 19 janvier. "Il y a eu un contresens sur le marché chinois l'an dernier", estimé un expert de Newedge Group. "Les Chinois avaient été très gourmands en matières premières, cela avait été perçu comme le signe d'une reprise économique dynamique et d'une demande en forte hausse, et on est en train de se rendre compte que les choses sont plus compliquées que cela". "La croissance économique de l'an dernier était liée à des injections de capitaux qui ne peuvent pas continuer à ce rythme, donc on assiste à des mesures de freinage du gouvernement", a-t-il expliqué. "D'autre part tous les achats de matières premières physiques n'ont pas été destinés entièrement à la consommation, mais en partie à des accumulations de stocks, et là encore ça ne peut pas continuer éternellement".