Avec un rendement (très) largement inférieur à 1 % pour les obligations de qualité, l'euro fait le désespoir des investisseurs en obligations. L'Etat italien offre plus de 2 % à 10 ans, c'est vrai, mais il suscite une assez large méfiance et les gestionnaires professionnels ont tendance à l'éviter. D'autant que le taux affiché par l'obligation de même durée émise par Washington dépasse lui aussi les 2 % et que les entreprises de qualité satisfaisante empruntant en dollars offrent volontiers 1 ou 2 % de mieux. Pas étonnant que les fonds et sicav proposant aux épargnants des rendements encore alléchants se gavent de papier en dollars ; quitte à couvrir la devise contre une chute face à l'euro.
...