L'heure est encore à la prudence sur les principales Bourses européennes. Bien qu'en territoire positif, celles-ci ne progressent guère au-delà d'un pourcent. Les investisseurs semblent partagé entre la stabilisation de l'activité manufacturière en Chine et des indicateurs et résultats d'entreprises plus inquiétants en Europe.

EUROPE : PSA Peugeot - Volkswagen

Au niveau des actions, PSA Peugeot Citroën était au centre de toutes les attentions. Le titre évoluait à ses plus bas niveaux historiques après la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel en baisse et un accroissement de son endettement. Les investisseurs s'inquiétent aussi de l'interventionisme du gouvernement français dans la gestion du groupe privé qui a dû renoncer au versement de tout dividende pendant trois ans pour que l'Etat accepte de secourir sa filiale bancaire.

Le cours contraste fortement avec celui de son conccurent allemand Volkswagen, à Francfort. Outre la confirmation de ses prévisions pour 2012, le numéro un européen du secteur a publié un bénéfice net de près de 11,3 milliards d'euros au troisième trimestre, de quoi s'acheter cinq fois le constructeur français.

EUROPE : PUMA

Toujours à Francfort, l'équipementier sportif Puma ne semble pas faire les frais de sa piètre performance au troisième trimestre. Et pourtant, le groupe affiche un bénéfice net en chute de pas moins de 85% sur un an, pénalisé à la fois par les coûts de sa restructuration en cours et par la crise en Europe.

BRUXELLES : Nyrstar - Mobistar

A Bruxelles Nyrstar caracole en tête du Bel20. Les investisseurs apprécient visiblement le trading update du groupe minier, qui a annoncé une production de zinc en concentré en hausse de 5% pour le troisième trimestre, par rapport au trimestre précédent. Avec 80.000 tonnes, c'est un record pour la société.

A l'inverse, Mobistar est victime de prises de bénéfice. Le groupe rétrocède les gains engrangé la veille pour se retrouver en queue de peloton de l'indice bruxellois.

BRUXELLES : Barco

Soulignons encore cette bonne orientation, hors indice, du titre Barco. Le groupe profite de ses trimestriels et plus particulièrement de son carnet de commandes qui dépasse désormais les 500 millions d'euros, soit une hausse de près de 2 millions par rapport au 30 septembre 2011.