Plus d'un an après le début de leur chevauchée fantastique, les Bourses ont fêté l'entame du second semestre par une série de records. L'indice global, le MSCI World, a ainsi relevé sa meilleure marque historique à trois reprises la semaine dernière, portant ses gains à 90% depuis le plancher du 23 mars 2020. Aux Etats-Unis, le S&P 500 a établi un nouveau record chaque jo...

Plus d'un an après le début de leur chevauchée fantastique, les Bourses ont fêté l'entame du second semestre par une série de records. L'indice global, le MSCI World, a ainsi relevé sa meilleure marque historique à trois reprises la semaine dernière, portant ses gains à 90% depuis le plancher du 23 mars 2020. Aux Etats-Unis, le S&P 500 a établi un nouveau record chaque jour. En Europe, le Stoxx 600 n'a échoué que d'un fifrelin à améliorer son sommet du 16 juin. L'optimisme est donc de rigueur malgré une inflation galopante, qui a atteint 5% aux Etats-Unis, et la menace du variant Delta qui a provoqué une légère remontée des infections mondiales. Une confiance qui résulte avant tout de la reprise économique dans le sillage de l'avancée de la vaccination. Mais les banques centrales y ont aussi contribué en se montrant très patientes par rapport à l'accélération de l'inflation. Selon les dernières projections, la Fed américaine ne commencera à réduire ses soutiens que l'année prochaine et ne relèvera ses taux qu'à partir de 2023. Dans la zone euro, la BCE est encore plus prudente et donc accommodante pour les marchés. Les multiples de valorisation ont toutefois de quoi donner le vertige, même en se basant sur les profits attendus les 12 prochains mois, c'est-à dire avec un impact limité de la crise sanitaire. Aux Etats-Unis, le S&P 500, véritable baromètre mondial, présente une prime de 33% par rapport à sa moyenne historique. Dans un environnement de taux durablement extrêmement bas et d'envolée des prix de l'immobilier, les alternatives se font toutefois rares. Il n'est donc guère étonnant que 51% des épargnants belges plébiscitent les fonds et 35% les actions individuelles, selon le dernier sondage de Febelfin-Assuralia.