Entre juin et septembre, les opérations de fusion et acquisition ont totalisé 446 milliards de dollars au niveau mondial, au plus bas depuis les mois qui ont suivi la crise financière qui a emporté Lehman Brothers en septembre 2008. La faute avant tout aux grandes opérations, seule une transaction, le rachat du groupe canadien Nexens par le chinois Cnooc, ayant dépassé le cap des 10 milliard de dollars.

Cela explique en partie les nombreux rachats sur Euronext Bruxelles, une bourse de petites capitalisations, même si la principale explication de l'enchaînement des rachats en Belgique est avant tout le hasard du calendrier. Géographiquement, la part de l'Europe a en effet baissé à son plus bas niveau depuis 2010 avec 21% du gâteau mondial.

Au niveau mondial, les patrons d'entreprises ont pas moins de 3 400 milliards de dollars de liquidités à leur disposition, soit à peu près de quoi racheter les dettes publiques de l'Italie et de l'Espagne, mais ne sont toujours pas prêts à prendre des risques au vu des nombreuses incertitudes entourant la crise des dettes souveraines en zone euro, l'évolution de l'économie chinoise et le fiscal cliff (coupes budgétaires automatiques 600 milliards de dollars en 2013 sauf accord sur un plan alternatif au Congrès) aux États-Unis.

Courir après les proies potentielles peut donc s'avérer extrêmement dangereux actuellement, IRIS, Devgen ou Telenet étant en fin de compte des cas isolés.

Cédric Boitte

www.accioz.be

Entre juin et septembre, les opérations de fusion et acquisition ont totalisé 446 milliards de dollars au niveau mondial, au plus bas depuis les mois qui ont suivi la crise financière qui a emporté Lehman Brothers en septembre 2008. La faute avant tout aux grandes opérations, seule une transaction, le rachat du groupe canadien Nexens par le chinois Cnooc, ayant dépassé le cap des 10 milliard de dollars. Cela explique en partie les nombreux rachats sur Euronext Bruxelles, une bourse de petites capitalisations, même si la principale explication de l'enchaînement des rachats en Belgique est avant tout le hasard du calendrier. Géographiquement, la part de l'Europe a en effet baissé à son plus bas niveau depuis 2010 avec 21% du gâteau mondial. Au niveau mondial, les patrons d'entreprises ont pas moins de 3 400 milliards de dollars de liquidités à leur disposition, soit à peu près de quoi racheter les dettes publiques de l'Italie et de l'Espagne, mais ne sont toujours pas prêts à prendre des risques au vu des nombreuses incertitudes entourant la crise des dettes souveraines en zone euro, l'évolution de l'économie chinoise et le fiscal cliff (coupes budgétaires automatiques 600 milliards de dollars en 2013 sauf accord sur un plan alternatif au Congrès) aux États-Unis.Courir après les proies potentielles peut donc s'avérer extrêmement dangereux actuellement, IRIS, Devgen ou Telenet étant en fin de compte des cas isolés.Cédric Boittewww.accioz.be