Ces espoirs peuvent s'expliquer si l'on regarde l'évolution de long terme des actions mondiales. L'indice MSCI World a en effet affiché entre 2008 et 2018 un return annuel de 11,3 % par an. Mais évidemment, le tout est de bien choisir sa période de référence : ce return tombe par exemple à 6,3% si l'on prend la période 2007 à 2017.
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Ces espoirs peuvent s'expliquer si l'on regarde l'évolution de long terme des actions mondiales. L'indice MSCI World a en effet affiché entre 2008 et 2018 un return annuel de 11,3 % par an. Mais évidemment, le tout est de bien choisir sa période de référence : ce return tombe par exemple à 6,3% si l'on prend la période 2007 à 2017. En tenant compte de l'évolution disproportionnée des prix des actions par rapport à la croissance économique mondiale, aux interrogations sur le commerce et aux très faibles taux d'intérêt, ces espoirs de return sont trop élevés. C'est d'ailleurs l'avis des experts de Schroders eux-mêmes. " Nous pensons que ces attentes sont trop élevées, dans un environnement persistant de faibles taux d'intérêt dans le futur, réagit Rupert Rucker, head of income solutions chez Schroders. Cependant, et c'est plus important, poursuit-il, nous pensons que les rendements à long terme que délivreront les marchés boursiers seront plus importants que ceux des dépôts bancaires et des obligations d'Etat. Un autre élément à retenir, ajoute-t-il, est que les réponses évoluent en fonction des générations. Il semblerait que les investisseurs moins expérimentés, ceux qui ont entre 20 et 30 ans, ont des attentes bien plus optimistes que celles des personnes nées pendant le baby-boom (les personnes qui ont aujourd'hui entre 50 et 70 ans) ". Schroders réalise ce type d'enquête depuis des années, et le fait que les investisseurs tablent généralement sur des rendements trop élevés n'est pas neuf. Mais cet optimisme exagéré pourrait causer des chocs peu agréables aux investisseurs dans le futur, avertit le gestionnaire d'actifs.