FedEx a livré des chiffres meilleurs que prévu pour le premier trimestre de son exercice 2013-2014 et la Fed a finalement décidé de laisser sa politique monétaire inchangée, ne réduisant pas ses rachats mensuels d'actifs comme prévu par les économistes depuis le discours de Ben Bernanke, président de la Fed, en juin dernier.

En Bourse, cela s'est traduit par une hausse de 5% de FedEx et un nouveau record pour le S&P 500, l'indice américain élargi. Les investisseurs n'ont donc guère tenu compte de l'avertissement de la Fed qui a abaissé ses prévisions de croissance (datant de juin) des États-Unis pour 2013 (croissance abaissée de 0,3% à entre 2,0% et 2,3%) et pour 2014 (fourchette abaissée de 3,0%-3,5% à 2,9%- 3,1%). Le patron de FedEx a également évoqué une conjoncture mondiale difficile obligeant le groupe à accentuer ses réductions de coûts.

Les investisseurs restent donc concentrés sur le court terme en reportant les problèmes structurels à plus tard. Le maintien de la politique de la Fed accentue ainsi le problème de sortie des mesures de résolution de la crise qui ont déjà gonflé son bilan à 3662 milliards de dollars.

Cédric Boitte