Alors que l'inflation et la remontée des taux malmènent les valeurs technologiques, Netflix a connu un véritable vendredi noir. Le titre a sombré de près de 22%, sa pire chute depuis 2012, une autre époque pour le groupe qui n'était alors pas encore actif chez nous.
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Alors que l'inflation et la remontée des taux malmènent les valeurs technologiques, Netflix a connu un véritable vendredi noir. Le titre a sombré de près de 22%, sa pire chute depuis 2012, une autre époque pour le groupe qui n'était alors pas encore actif chez nous. Bien que Netflix ait publié des bénéfices supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre, les investisseurs ont sanctionné le ralentissement de la croissance de la première plateforme mondiale de streaming vidéo. L'année dernière, son nombre d'abonnés n'a augmenté que de 18 millions, contre 26 millions en moyenne les années précédentes, et Netflix s'est montré très prudent pour les trois premiers mois de 2022. Il table sur 2,5 millions de nouveaux abonnés contre plus de 6 millions attendus en moyenne par le consensus. Une dizaine d'analystes ont abaissé leur recommandation dans la foulée, craignant que Netflix s'approche de son plafond avec 222 millions d'abonnements payants dans le monde. L'accélération de la croissance enregistrée en 2020 ne semble ainsi plus qu'un lointain souvenir comme celle d'autres gagnants de la pandémie. Peloton, spécialiste du fitness connecté, a même annoncé un plan de réduction des coûts alors que ses revenus stagnent et que ses pertes se creusent. Pour l'investisseur activiste Blackwells Capital, sa seule planche de salut est de licencier son CEO et de se mettre en vente. Le spécialiste américain du jeu en ligne DraftKings est aussi dans une situation difficile, n'ayant pas réussi à profiter de l'engouement suscité durant le confinement pour atteindre le seuil de rentabilité. Tous ne sont toutefois pas dans une situation aussi inextricable. Netflix présente ainsi aujourd'hui une valorisation relativement raisonnable de 33 fois les bénéfices.