Rude, l'apprentissage du capitalisme financier. Les petits porteurs chinois apparaissent aujourd'hui comme les principales victimes de la débâcle des places boursières. Bien plus que les investisseurs institutionnels. Une récente étude, citée par le China Daily, a sondé quelque 25.000 particuliers ayant investi leurs économies sur les marchés actions. Les deux tiers de ces petits porteurs ont perdu jusqu'à 70 % de leurs capitaux.

Ainsi, Wen Wu, fonctionnaire de Loudi, dans la province de Hunan, au centre de la Chine. Il a perdu la quasi-totalité de ses 240.000 yuans (24.700 euros) d'économies investies en Bourse. Ne lui restent plus en poche aujourd'hui que 7.000 yuans (720 euros). Il faut dire que les petits porteurs chinois, débutant sur les marchés actions, ont été particulièrement aventureux. Et qu'ils n'ont pas été aidés.

Selon cette étude du Shanghai Securities News, 30 % des personnes interrogées ont indiqué avoir poursuivi leurs investissements ces derniers mois, persuadés que le marché avait déjà atteint son plancher. "On continuait d'entendre des analystes et des économistes nous parler d'un rebond imminent du marché", raconte Fang Yu, quinquagénaire déjà retraité. Aussi a-t-il décidé de faire de nouveaux achats quand les indices affichaient 3.000 points. Depuis, ces indices sont descendus tout droit sous la barre des 2.000 points. "Je suppose que j'ai été trop naïf", commente-t-il amèrement.

"Contrairement aux investisseurs institutionnels, les petits porteurs se sont rués sur les valeurs les plus sensibles au retournement de cycle, comme l'énergie et les métaux", observe Wu Feng, analyste chez TX Investment Consultant. Ces valeurs, de même que les assurances, ont précipité l'énorme plongeon des marchés, certaines perdant jusqu'à 80 %.

En Chine, quelque 120 millions de petits porteurs sont aujourd'hui présents sur les marchés. Détenteurs d'actifs à hauteur de 4.500 milliards de yuan (460 milliards d'euros), soit 50 % de la capitalisation totale des places chinoises. Aussi la débâcle des marchés chinois est-elle lourde de conséquences, provoquant un effet de richesse inversé. La plupart des personnes sondées par l'étude du Shanghai Securities ont indiqué avoir renoncé à leurs projets d'achats d'appartements ou de véhicules, de rénovation de leurs maisons.

La débâcle des Bourses chinoises aura donc un impact sur la consommation et l'investissement des ménages. Même si l'économie chinoise n'a jamais été largement tributaire de sa demande intérieure.

L'Expansion.com

Rude, l'apprentissage du capitalisme financier. Les petits porteurs chinois apparaissent aujourd'hui comme les principales victimes de la débâcle des places boursières. Bien plus que les investisseurs institutionnels. Une récente étude, citée par le China Daily, a sondé quelque 25.000 particuliers ayant investi leurs économies sur les marchés actions. Les deux tiers de ces petits porteurs ont perdu jusqu'à 70 % de leurs capitaux.Ainsi, Wen Wu, fonctionnaire de Loudi, dans la province de Hunan, au centre de la Chine. Il a perdu la quasi-totalité de ses 240.000 yuans (24.700 euros) d'économies investies en Bourse. Ne lui restent plus en poche aujourd'hui que 7.000 yuans (720 euros). Il faut dire que les petits porteurs chinois, débutant sur les marchés actions, ont été particulièrement aventureux. Et qu'ils n'ont pas été aidés.Selon cette étude du Shanghai Securities News, 30 % des personnes interrogées ont indiqué avoir poursuivi leurs investissements ces derniers mois, persuadés que le marché avait déjà atteint son plancher. "On continuait d'entendre des analystes et des économistes nous parler d'un rebond imminent du marché", raconte Fang Yu, quinquagénaire déjà retraité. Aussi a-t-il décidé de faire de nouveaux achats quand les indices affichaient 3.000 points. Depuis, ces indices sont descendus tout droit sous la barre des 2.000 points. "Je suppose que j'ai été trop naïf", commente-t-il amèrement. "Contrairement aux investisseurs institutionnels, les petits porteurs se sont rués sur les valeurs les plus sensibles au retournement de cycle, comme l'énergie et les métaux", observe Wu Feng, analyste chez TX Investment Consultant. Ces valeurs, de même que les assurances, ont précipité l'énorme plongeon des marchés, certaines perdant jusqu'à 80 %.En Chine, quelque 120 millions de petits porteurs sont aujourd'hui présents sur les marchés. Détenteurs d'actifs à hauteur de 4.500 milliards de yuan (460 milliards d'euros), soit 50 % de la capitalisation totale des places chinoises. Aussi la débâcle des marchés chinois est-elle lourde de conséquences, provoquant un effet de richesse inversé. La plupart des personnes sondées par l'étude du Shanghai Securities ont indiqué avoir renoncé à leurs projets d'achats d'appartements ou de véhicules, de rénovation de leurs maisons.La débâcle des Bourses chinoises aura donc un impact sur la consommation et l'investissement des ménages. Même si l'économie chinoise n'a jamais été largement tributaire de sa demande intérieure. L'Expansion.com