Si nous terminons cette semaine sur une note positive la tendance hebdomadaire était par contre franchement négative.

Les chiffres du chômage meilleurs qu'escomptés aux Etats-Unis et une croissance légèrement supérieure aux attentes n'ont pas réussi à gommer une série de résultats peu venants cette semaine.

De manière générale les chiffres n'étaient pas catastrophiques mais les prévisions pour le reste de l'année sont par contre franchement pessimiste. Ce sont principalement ces prévisions trop timides au goût des investisseurs qui expliquent en grande partie la correction boursière de la semaine.

Europe : France Telecom -Philips

Aux actions, des bons et de moins bons résultats.

Dans la catégorie des mauvais résultats, France Telecom Orange a annoncé une baisse de 3,5% à base comparable du chiffre d'affaires au troisième trimestre à 10,755 milliards d'euros. Tous les pays ont accusé une baisse du chiffre d'affaires dont la France (-5,4%), la Pologne (-5,5%). Seul le reste du monde est presque stable (+0,6%). Et, le groupe prévoit des pression tout aussi importante, si pas plus, en 2013.

Dans ce cadre, le groupe prévoit de distribuer un dividende d'au moins 80 centimes d'euro par action au titre de 2012 et 2013, contre 1,40 euro versé au titre du précédent exercice.

Philips fait par contrepartie des bonnes surprises de la semaine. Le groupe a poursuivi sur sa lancée au troisième trimestre avec un ebitda récurrent en hausse de 43% à 562 millions d'euros, Philips tirant profit des plans de restructuration annoncés depuis l'arrivée Frans van Houten au poste de Chief executive officer.

Le chiffre d'affaires du groupe est également ressorti supérieur au consensus avec une hausse de 14% à 6,1 milliards. Philips a toutefois largement profité de la faiblesse de l'euro puisque les taux de change ont dopé ses ventes de 9%.

Europe : BNP Paribas - KBC

Le secteur bancaire a souffert de prises de bénéfices.

A Paris, BNP Paribas et Société Générale mordaient la poussière alors que Standard & Poor's a annoncé jeudi soir avoir abaissé la note BNP Paribas de " AA- " à " A+ ", ainsi que les perspectives de plusieurs banques françaises, dont Société Générale, à " négative ", les jugeant de plus en plus exposées à un risque de récession prolongée de la zone euro.

Bruxelles : Belgacom-Mobistar

A Bruxelles, les premiers résultats sont tombés et tous n'ont pas convaincus.

Belgacom fait partie des gagnants après avoir présenté des résultats meilleurs qu'escompté. Cerise sur le gâteau le groupe télécom belge a revu à la hausse ses prévisions pour l'ensemble de l'année 2012. Ses revenus devraient augmenter jusqu'à 1 %. Quant à l'Ebitda, sa baisse devrait se situer entre " -4 % et -5 % ", plutôt qu'entre 5 et 6%. Et si ça ne suffisait pas Belgacom a également relevé son dividende intérimaire à 0,81 euro alors que le marché tablait sur 0,50 euro. De quoi ravir les investisseurs.

Par contre Mobistar fait clairement partie des perdants de la semaine. Le deuxième opérateur mobile du pays a continué de souffrir de la concurrence et de l'impact des tarifs régulés au trimestre écoulé le contraignant à abaisser ses prévisions annuelles. L'opérateur mobile a abaissé sa prévision de bénéfice net pour l'ensemble de l'année entre 157 et 182 millions contre une précédente estimation de 170 à 195 millions en raison de l'évolution des chiffres opérationnels et d'un amortissement exceptionnel.

Bruxelles : Option-Spector

Hors indice, Option a présenté des chiffres supérieurs aux attentes mais n'a plus évoqué ses besoins de financement ce qui a suscité la méfiance des investisseurs.

Spector a par contre toutes les peines du monde à trouver un repreneur pour Photo Hall ce qui pèse sur son cours.

Etats-Unis

Les bons indicateurs ne suffisent plus à rassurer.

Le marché immobilier qui se redresse, le chômage qui semble doucement se réduire et la croissance de 2% supérieure aux attentes n'ont pas réussi à faire oublier une série de résultats mitigés.

Etats-Unis : Apple -Facebook

Une semaine en dent de scie sur le front des résultats d'entreprises.

Concrètement, Apple a enregistré un chiffre d'affaires de 36 milliards de dollars au troisième trimestre, en croissance de 27% en glissement annuel. Les ventes d'iPad et d'iPod n'ont toutefois pas répondu aux attentes des analystes. Plus important, les coûts ont évolué plus rapidement que les revenus, les frais opérationnels ayant progressé de 29% et les dépenses en R&D de 40%.

Facebook a par contre enfin pour rassurer ses investisseurs en annonçant des revenus publicitaires supérieurs aux attentes.