Quand les marchés chutent, le plongeon est souvent aggravé par des ventes forcées. C'est-à-dire des investisseurs qui ont investi avec un effet de levier et dont les positions sont insuffisamment financées. Ils sont donc dans l'obligation de vendre pour générer des liquidités, peu importe quoi....

Quand les marchés chutent, le plongeon est souvent aggravé par des ventes forcées. C'est-à-dire des investisseurs qui ont investi avec un effet de levier et dont les positions sont insuffisamment financées. Ils sont donc dans l'obligation de vendre pour générer des liquidités, peu importe quoi. Ce qui explique aussi que les actions, les obligations et l'or ont tendance à chuter de concert depuis le début de la semaine dernière. Selon de plus en plus d'observateurs, les principaux responsables de l'énorme volatilité des Bourses sont toutefois les robots traders. Ces algorithmes à haute fréquence génèrent de 50 à 80% des volumes d'échange, selon les estimations. Quand ils réagissent à l'unisson à un signal majeur d'achat ou de vente, c'est donc une masse colossale d'ordres qui arrive sur les marchés. Leur impact est d'autant plus grand dans la période que l'on connaît où les investisseurs humains sont en manque de repères. Le parallèle avec le krach d'octobre 1987 est assez évident. A l'époque également, le trading informatisé et les ventes de positions à découvert avaient contribué à faire plonger l'indice Dow Jones de 22,6% en une seule séance. Ce qui avait conduit les autorités boursières à mettre en place des " mécanismes de freins " pour limiter les emballements boursiers. En tout cas, pour éviter qu'ils ne dépassent 10%...