"Le prolongement tacite et gratuit jusqu'en 2015 de notre licence 2G était un droit déjà acquis", explique Haroun Fenaux de Belgacom. Pourtant, fin 2008, Vincent Van Quickenborne (à ce moment-là, ministre pour l'Entreprise et la Simplification) décide que Proximus et Mobistar devront bel et bien payer pour prolonger leurs acquis sur trois ans. Saisie en 2008 et 2009 par Belgacom et Mobistar, la Cour d'appel de Bruxelles tranche et donne raison aux opérateurs. Débouté, M. Van Quickenborne décide de contourner le problème via la loi du 15 mars 2010. Celle-ci fixe le cahier des charges pour le redéploiement du spectre en Belgique et modifie les écrits de 1995 sur le renouvellement tacite des licences 2G. Pour la période 2010-2015, Belgacom devrait ainsi s'acquitter d'une somme de 74 millions d'euros. "L'Etat tente de modifier les règles mais la licence GSM de Belgacom a été prolongée, sans frais, jusqu'au 8 avril 2015. Ceci est entériné. Agir de manière rétroactive, c'est créer un dangereux précédent", argumente M. Fenaux. Belgacom est le premier opérateur à dégainer, mais Mobistar et KPN Base pourraient se joindre au mouvement.