Le Japon, la Chine et la Corée du Sud ont tour à tour publié des statistiques affolantes sur leur croissance, grippée par la chute des exportations à cause du ralentissement de la demande mondiale. Le Japon, deuxième économie planétaire, va voir son Produit intérieur brut (PIB) se contracter de 1,8% pour l'année budgétaire 2008-09 (courant d'avril à mars) et de 2,0% pour 2009-2010, selon les dernières prévisions revues drastiquement à la baisse par la Banque du Japon (BoJ). Auparavant, la banque centrale tablait sur une progression du PIB de 0,1% en 2008-2009 et de 0,6% en 2009-2010. En récession depuis le deuxième trimestre 2008, l'économie de l'archipel ne devrait se redresser qu'en 2010-2011, selon la BoJ, qui a prédit en outre un retour de la déflation: les prix à la consommation devraient reculer de 1,1% en 2009-2010 et de 0,4% en 2010-2011, après une hausse de 1,2% en 2008-2009. Le voisin chinois, troisième économie planétaire, a vu de son côté sa croissance fortement ralentir, à 9% sur l'ensemble de 2008 après 13% l'année précédente, soit le chiffre le plus faible en six ans, selon le Bureau national de la statistique (NBS). L'économie de la Chine a décéléré à la fin de l'année 2008, sa croissance n'atteignant que 6,8% au quatrième trimestre en rythme annuel, après 9% au troisième trimestre, qui était déjà son taux le plus bas en plus de cinq ans. Le PIB de la Corée du Sud, quatrième économie d'Asie, s'est pour sa part contracté de 5,6% au quatrième trimestre par rapport au précédent, sa plus forte baisse en près de onze ans. Sur l'ensemble de 2008, l'économie sud-coréenne a progressé de seulement 2,5% contre 5% en 2007, selon la banque centrale, qui table désormais sur une croissance de 2% en 2009, un chiffre encore faible pour le pays du matin calme. "Une des raisons de la contraction de l'économie sud-coréenne est la chute des exportations", qui s'explique, pour la Corée du Sud comme pour le Japon, "par la demande atone des pays occidentaux", a expliqué Hirokazu Hiratsuka, économiste à l'Institut de recherche Mizuho. L'un des fleurons de l'industrie japonaise, le groupe électronique Sony, a averti qu'il risquait de subir une perte nette de 150 milliards de yens (1,25 milliard d'euros) au terme de l'exercice 2008-2009 à cause d'une chute de ses ventes causée par la crise mondiale et la montée du yen. Les Bourses asiatiques ont cependant suivi la tendance indiquée la veille par Wall Street qui était remontée de 3,51% sur un rebond des valeurs bancaires. Tokyo a clôturé en hausse de 1,90%, Shanghai de 1,00% et Hong Kong de 0,59%. En Europe, les marchés ouvraient aussi en hausse: A 08H45 GMT, Londres prenait 2,00%, Francfort 2,11% et Paris 2,31%. L'attention restait cependant focalisée sur la situation des banques et des constructeurs automobiles. Le gouvernement allemand travaille à un nouveau plan d'aide au secteur bancaire, qui croule sous les actifs toxiques dont une grande part n'ont pas encore été provisionnés, affirme ainsi le quotidien Handelsblatt. En Belgique, le gouvernement flamand a décidé de venir au secours du bancassureur belge KBC en difficulté en lui versant 2 milliards d'euros en échange d'une participation sans droit de vote à son capital. Côté automobile, le constructeur italien Fiat, qui vient d'annoncer une alliance avec Chrysler, et la famille Agnelli, son principal actionnaire, étudient un mariage avec le français PSA et travaillent pour cela au lancement d'une recapitalisation préalable, affirme jeudi le quotidien La Repubblica.

Le Japon, la Chine et la Corée du Sud ont tour à tour publié des statistiques affolantes sur leur croissance, grippée par la chute des exportations à cause du ralentissement de la demande mondiale. Le Japon, deuxième économie planétaire, va voir son Produit intérieur brut (PIB) se contracter de 1,8% pour l'année budgétaire 2008-09 (courant d'avril à mars) et de 2,0% pour 2009-2010, selon les dernières prévisions revues drastiquement à la baisse par la Banque du Japon (BoJ). Auparavant, la banque centrale tablait sur une progression du PIB de 0,1% en 2008-2009 et de 0,6% en 2009-2010. En récession depuis le deuxième trimestre 2008, l'économie de l'archipel ne devrait se redresser qu'en 2010-2011, selon la BoJ, qui a prédit en outre un retour de la déflation: les prix à la consommation devraient reculer de 1,1% en 2009-2010 et de 0,4% en 2010-2011, après une hausse de 1,2% en 2008-2009. Le voisin chinois, troisième économie planétaire, a vu de son côté sa croissance fortement ralentir, à 9% sur l'ensemble de 2008 après 13% l'année précédente, soit le chiffre le plus faible en six ans, selon le Bureau national de la statistique (NBS). L'économie de la Chine a décéléré à la fin de l'année 2008, sa croissance n'atteignant que 6,8% au quatrième trimestre en rythme annuel, après 9% au troisième trimestre, qui était déjà son taux le plus bas en plus de cinq ans. Le PIB de la Corée du Sud, quatrième économie d'Asie, s'est pour sa part contracté de 5,6% au quatrième trimestre par rapport au précédent, sa plus forte baisse en près de onze ans. Sur l'ensemble de 2008, l'économie sud-coréenne a progressé de seulement 2,5% contre 5% en 2007, selon la banque centrale, qui table désormais sur une croissance de 2% en 2009, un chiffre encore faible pour le pays du matin calme. "Une des raisons de la contraction de l'économie sud-coréenne est la chute des exportations", qui s'explique, pour la Corée du Sud comme pour le Japon, "par la demande atone des pays occidentaux", a expliqué Hirokazu Hiratsuka, économiste à l'Institut de recherche Mizuho. L'un des fleurons de l'industrie japonaise, le groupe électronique Sony, a averti qu'il risquait de subir une perte nette de 150 milliards de yens (1,25 milliard d'euros) au terme de l'exercice 2008-2009 à cause d'une chute de ses ventes causée par la crise mondiale et la montée du yen. Les Bourses asiatiques ont cependant suivi la tendance indiquée la veille par Wall Street qui était remontée de 3,51% sur un rebond des valeurs bancaires. Tokyo a clôturé en hausse de 1,90%, Shanghai de 1,00% et Hong Kong de 0,59%. En Europe, les marchés ouvraient aussi en hausse: A 08H45 GMT, Londres prenait 2,00%, Francfort 2,11% et Paris 2,31%. L'attention restait cependant focalisée sur la situation des banques et des constructeurs automobiles. Le gouvernement allemand travaille à un nouveau plan d'aide au secteur bancaire, qui croule sous les actifs toxiques dont une grande part n'ont pas encore été provisionnés, affirme ainsi le quotidien Handelsblatt. En Belgique, le gouvernement flamand a décidé de venir au secours du bancassureur belge KBC en difficulté en lui versant 2 milliards d'euros en échange d'une participation sans droit de vote à son capital. Côté automobile, le constructeur italien Fiat, qui vient d'annoncer une alliance avec Chrysler, et la famille Agnelli, son principal actionnaire, étudient un mariage avec le français PSA et travaillent pour cela au lancement d'une recapitalisation préalable, affirme jeudi le quotidien La Repubblica.