Le deuxième pilier du système des pensions correspond à la pension supplémentaire constituée avec les cotisations patronales. Cela peut se faire via une assurance-groupe ou des fonds de pension. Selon PensioPlus, ces derniers représentent environ un tiers (pour le montant) ou la moitié (en nombre d'affiliés) de ce deuxième pilier.

Ces fonds de pension investissent l'argent qu'ils reçoivent dans toutes sortes d'actifs, principalement des obligations, des actions et des biens immobiliers. Cet argent et le rendement obtenu sont ensuite versés à l'affilié après sa retraite en complément de la pension légale.

L'an dernier, les fonds de pension ont obtenu un rendement de plus de 16%, après un taux négatif de -3% en 2018. "Tous les actifs ont bien presté", a relevé vendredi Philippe Neyt, président de PensioPlus.

Ce rendement annuel n'est bien sûr qu'un instantané, car l'argent n'est versé qu'après la retraite. Sur une période de 35 ans, le rendement réel (après inflation) est actuellement de 4,70% par an, selon les données de l'organisation. Cela signifie que 100 euros investis dans un fonds de pension en 1985 sont devenus aujourd'hui près de 1.000 euros (nominal) ou 450 (compte tenu de l'inflation).

De plus, les rendements du passé ne sont pas une garantie pour l'avenir, met en garde Philippe Neyt. Les faibles taux d'intérêt obligent par exemple les fonds à se diversifier davantage. "Il y a une énorme dispersion à la recherche de rendements supplémentaires", pointe-t-il. Les obligations d'État typiques ont fait leur temps et les investissements sont de plus en plus souvent effectués directement dans les entreprises (via des actions ou des obligations). Un exemple est Brussels Airport, où deux fonds de pension belges ont récemment investi.

Selon PensioPlus, le deuxième pilier des pensions est dès lors devenu une nécessité absolue. Son président a d'ailleurs réitéré son plaidoyer pour continuer à l'élargir. "La pension de base est très basse", constate-t-il. Un travailleur isolé touche ainsi une pension moyenne de 1.180 euros par mois, pour à peine 880 euros pour une travailleuse. "Même une pension légale de minimum 1.500 euros - pour laquelle certains plaident - ne suffirait pas à pouvoir payer une maison de repos", met en garde Philippe Neyt.

Mais si 3% du salaire est reversé tout au long de la carrière dans ce deuxième pilier, cela générera environ 300 euros supplémentaires par mois. "Et cela peut faire la différence pour pouvoir payer une maison de retraite."

L'organisation a enfin souligné que les fonds de pension belges sont solides et sont à même d'endurer des coups. Cela a été démontré par des tests de résistance qui ont eu lieu au niveau européen l'année dernière. "Dans un scénario de crise, la Belgique est l'un des pays qui peuvent maintenir une couverture complète de leurs obligations", selon PensioPlus. Cela est dû en partie aux importantes réserves que détiennent les fonds de pension.

Le deuxième pilier du système des pensions correspond à la pension supplémentaire constituée avec les cotisations patronales. Cela peut se faire via une assurance-groupe ou des fonds de pension. Selon PensioPlus, ces derniers représentent environ un tiers (pour le montant) ou la moitié (en nombre d'affiliés) de ce deuxième pilier. Ces fonds de pension investissent l'argent qu'ils reçoivent dans toutes sortes d'actifs, principalement des obligations, des actions et des biens immobiliers. Cet argent et le rendement obtenu sont ensuite versés à l'affilié après sa retraite en complément de la pension légale. L'an dernier, les fonds de pension ont obtenu un rendement de plus de 16%, après un taux négatif de -3% en 2018. "Tous les actifs ont bien presté", a relevé vendredi Philippe Neyt, président de PensioPlus. Ce rendement annuel n'est bien sûr qu'un instantané, car l'argent n'est versé qu'après la retraite. Sur une période de 35 ans, le rendement réel (après inflation) est actuellement de 4,70% par an, selon les données de l'organisation. Cela signifie que 100 euros investis dans un fonds de pension en 1985 sont devenus aujourd'hui près de 1.000 euros (nominal) ou 450 (compte tenu de l'inflation). De plus, les rendements du passé ne sont pas une garantie pour l'avenir, met en garde Philippe Neyt. Les faibles taux d'intérêt obligent par exemple les fonds à se diversifier davantage. "Il y a une énorme dispersion à la recherche de rendements supplémentaires", pointe-t-il. Les obligations d'État typiques ont fait leur temps et les investissements sont de plus en plus souvent effectués directement dans les entreprises (via des actions ou des obligations). Un exemple est Brussels Airport, où deux fonds de pension belges ont récemment investi. Selon PensioPlus, le deuxième pilier des pensions est dès lors devenu une nécessité absolue. Son président a d'ailleurs réitéré son plaidoyer pour continuer à l'élargir. "La pension de base est très basse", constate-t-il. Un travailleur isolé touche ainsi une pension moyenne de 1.180 euros par mois, pour à peine 880 euros pour une travailleuse. "Même une pension légale de minimum 1.500 euros - pour laquelle certains plaident - ne suffirait pas à pouvoir payer une maison de repos", met en garde Philippe Neyt. Mais si 3% du salaire est reversé tout au long de la carrière dans ce deuxième pilier, cela générera environ 300 euros supplémentaires par mois. "Et cela peut faire la différence pour pouvoir payer une maison de retraite." L'organisation a enfin souligné que les fonds de pension belges sont solides et sont à même d'endurer des coups. Cela a été démontré par des tests de résistance qui ont eu lieu au niveau européen l'année dernière. "Dans un scénario de crise, la Belgique est l'un des pays qui peuvent maintenir une couverture complète de leurs obligations", selon PensioPlus. Cela est dû en partie aux importantes réserves que détiennent les fonds de pension.