Voici les conseils d'une nouvelle campagne du gouvernement fédéral visant à économiser l'énergie, afin de réduire la dépendance énergétique à la Russie et donc à aider également l'Ukraine indirectement.

"Onze millions de petites gestes, cela fait une très grande différence", déclare le ministre de l'énergie Tinne Van der Straeten (Groen), qui a présenté cette campagne. Il s'agit d'une "campagne d'information positive avec des conseils pratiques pour utiliser de manière plus judicieuse l'énergie " et surtout "sans obligations ni interdictions".

La campagne comprend un spot radio sur toutes les chaînes nationales. Un site web, jaiunimpact.be, a également été lancé. Le gouvernement veut lui-même donner l'exemple en baissant d'un degré le chauffage dans les bâtiments fédéraux.

Tinne Van der Straeten souligne néanmoins qu'il n'y a pas de problème d'approvisionnement en énergie pour le moment.

5 conseils pratiques :

Baissez le chauffage d'un degré. Ne chauffez que les pièces où vous vous trouvez et fermez les portes des pièces que vous ne chauffez pas, comme votre chambre ou un débarras.

Mettez le chauffage en mode nuit une heure plus tôt. Réglez votre chauffage à 15 degrés une heure avant d'aller vous coucher ou une heure avant de quitter votre domicile. La chaleur reste dans la maison assez longtemps. Avez-vous un chauffage par le sol ? Alors, ne réglez pas votre thermostat en dessous de 17 ou 18, sinon il faudra beaucoup trop de temps le matin avant que votre maison ne soit chauffée.

Attention aux électroménagers énergivores. Si vous souhaitez acheter un nouveau lave-linge, un téléviseur ou un congélateur, tenez compte de l'étiquette énergétique. Dégivrez votre congélateur dès que vous voyez une accumulation de glace. Une couche de glace de 2 mm consomme 10 % d'énergie en plus. La consommation d'énergie d'un congélateur dépend de la différence avec la température extérieure. Placez-le donc plutôt dans une cave, un garage ou tout autre espace non chauffé.

Déplacez-vous intelligemment. Marchez, prenez le vélo sur les courtes distances. Pour les trajets plus longs, privilégiez le bus, le tramway, le métro ou le train au lieu de prendre la voiture, dans la mesure du possible. Que vous conduisiez une voiture à essence, diesel ou électrique, choisissez de conduire de manière plus économique. Par exemple, si vous roulez à 100 km/h sur l'autoroute au lieu de 120 km/h, vous économisez 10 à 15 % de carburant. Pensez-y, 30% du pétrole brut en Belgique provient de la Russie et 30 % des émissions de CO2 en Belgique proviennent de la mobilité.

Cuisinez de manière intelligente. Pour réchauffer quelque chose, utilisez le four à micro-ondes de préférence, car il consomme jusqu'à quatre fois moins d'énergie que les cuisinières à induction ou au gaz. Lorsque vous cuisinez sur des plaques à induction, vous n'utilisez pas de gaz et l'efficacité énergétique est plus élevée. Avec une plaque à induction, 90 % de l'énergie produite sert effectivement à chauffer la casserole, alors qu'avec un feu à gaz, ce pourcentage n'est que de 60 %. La cuisson sur l'induction est également plus sûre.

Le gouvernement exhorte également les familles à se préparer dès maintenant à l'hiver prochain et à investir dans des éléments tels que des panneaux solaires, une isolation ou une pompe à chaleur. Le site web renvoie aux différents régimes de primes régionaux qui ont été mis en place à cet effet.

Cette campagne suit l'exemple d'initiatives similaires en France, aux Pays-Bas et en Allemagne qui a, entre-temps, avec l'Autriche et l'Italie, activé la première phase des plans d'urgence européens. Ces trois pays sont largement dépendants des combustibles fossiles provenant de la Russie. La Belgique l'est beaucoup moins, souligne Van der Straeten, et le problème de la sécurité de l'approvisionnement ne se pose donc pas chez nous pour le moment.

Notre pays importe de Russie 6 % de son gaz naturel, alors qu'en Allemagne, ce chiffre est beaucoup plus élevé. En outre, la Belgique est bien connectée, le port de Zeebrugge étant une plaque tournante pour le GNL (gaz naturel liquide), entre autres. "Nous surveillons cela de près chaque jour, avec le gestionnaire de réseau Fluxys, et nous constatons que le gaz naturel circule normalement. Nous n'avons donc aucun problème pour l'approvisionnement de nos concitoyens et de notre industrie, et nous pouvons encore livrer les pays voisins", nous assure le ministre.

La Belgique est prête à faire face à une telle situation, affirme Tinne Van der Straeten. En cas d'urgence absolue - la troisième phase des plans d'urgence en trois parties - cela pourrait entraîner une restriction du transit de l'énergie vers d'autres pays et une demande, notamment de la part de l'industrie, de réduire la consommation.

Pour le pétrole et l'uranium, la Belgique est plus dépendante de la Russie qu'il n'en est pour le gaz. Notre pays importe de Russie 30 % de ses importations totales de pétrole, et 20 % de ses importations d'uranium.

Voici les conseils d'une nouvelle campagne du gouvernement fédéral visant à économiser l'énergie, afin de réduire la dépendance énergétique à la Russie et donc à aider également l'Ukraine indirectement. "Onze millions de petites gestes, cela fait une très grande différence", déclare le ministre de l'énergie Tinne Van der Straeten (Groen), qui a présenté cette campagne. Il s'agit d'une "campagne d'information positive avec des conseils pratiques pour utiliser de manière plus judicieuse l'énergie " et surtout "sans obligations ni interdictions".La campagne comprend un spot radio sur toutes les chaînes nationales. Un site web, jaiunimpact.be, a également été lancé. Le gouvernement veut lui-même donner l'exemple en baissant d'un degré le chauffage dans les bâtiments fédéraux. Tinne Van der Straeten souligne néanmoins qu'il n'y a pas de problème d'approvisionnement en énergie pour le moment.Le gouvernement exhorte également les familles à se préparer dès maintenant à l'hiver prochain et à investir dans des éléments tels que des panneaux solaires, une isolation ou une pompe à chaleur. Le site web renvoie aux différents régimes de primes régionaux qui ont été mis en place à cet effet.Cette campagne suit l'exemple d'initiatives similaires en France, aux Pays-Bas et en Allemagne qui a, entre-temps, avec l'Autriche et l'Italie, activé la première phase des plans d'urgence européens. Ces trois pays sont largement dépendants des combustibles fossiles provenant de la Russie. La Belgique l'est beaucoup moins, souligne Van der Straeten, et le problème de la sécurité de l'approvisionnement ne se pose donc pas chez nous pour le moment.Notre pays importe de Russie 6 % de son gaz naturel, alors qu'en Allemagne, ce chiffre est beaucoup plus élevé. En outre, la Belgique est bien connectée, le port de Zeebrugge étant une plaque tournante pour le GNL (gaz naturel liquide), entre autres. "Nous surveillons cela de près chaque jour, avec le gestionnaire de réseau Fluxys, et nous constatons que le gaz naturel circule normalement. Nous n'avons donc aucun problème pour l'approvisionnement de nos concitoyens et de notre industrie, et nous pouvons encore livrer les pays voisins", nous assure le ministre.La Belgique est prête à faire face à une telle situation, affirme Tinne Van der Straeten. En cas d'urgence absolue - la troisième phase des plans d'urgence en trois parties - cela pourrait entraîner une restriction du transit de l'énergie vers d'autres pays et une demande, notamment de la part de l'industrie, de réduire la consommation.Pour le pétrole et l'uranium, la Belgique est plus dépendante de la Russie qu'il n'en est pour le gaz. Notre pays importe de Russie 30 % de ses importations totales de pétrole, et 20 % de ses importations d'uranium.