En plein confinement, elles étaient devenues rares avec une chute de 41% sur l'ensemble du premier semestre, selon le fournisseur de données Refinitiv. Mais depuis le début de cet été, l'activité connaît une nette reprise. Fin août, Veolia dévoilait son intention de racheter son concurrent Suez pour donner naissance à un géant mondi...

En plein confinement, elles étaient devenues rares avec une chute de 41% sur l'ensemble du premier semestre, selon le fournisseur de données Refinitiv. Mais depuis le début de cet été, l'activité connaît une nette reprise. Fin août, Veolia dévoilait son intention de racheter son concurrent Suez pour donner naissance à un géant mondial de la gestion des déchets. Lundi dernier, Gilead annonçait le rachat de la biotech Immunomedics pour 21 milliards de dollars, Nvidia confirmait la reprise de Arm pour 40 milliards de dollars et Euronext officialisait le dépôt d'une offre de rachat sur Borsa Italiana. On sait aussi que Volkswagen tente de racheter Navistar, que Metro est au centre de nombreuses rumeurs, que la presse suisse évoque un rapprochement entre UBS et Credit Suisse, que Patrick Drahi a déposé une offre pour retirer Altice de la Bourse. Et la liste est encore longue et très diverse. Cela peut sembler paradoxal alors que l'incertitude entourant la pandémie est encore grande, que les résultats des entreprises sont sous pression et les cours élevés. Ces craintes sont toutefois surtout de bons arguments pour inciter les actionnaires des sociétés ciblées à vendre. Du côté des acquéreurs, la motivation est également double. Financièrement, le prix relativement élevé est compensé par des conditions de financement très favorables grâce aux taux bas. Stratégiquement, la pandémie a accéléré de nombreuses tendances auxquelles les entreprises doivent également s'adapter plus rapidement. La spéculation a donc de beaux jours devant elle...