Qui pense investissements pense généralement actions et, plus précisément encore, marchés d'actions. Mais les marchés financiers ont bien plus que cela à offrir. Le principal est celui des obligations, qui pèse 120.000 milliards de dollars environ, contre 100.000 milliards "seulement" pour celui des actions. A ceux-ci s'ajoutent aussi les marchés des matières premières, des métaux précieux, des devises et des produits financiers dérivés, dont chacun a ses avantages et ses inconvénients.

Prenez le marché des obligations souveraines. Principal avantage? Préserver son capital. Les obligations d'entreprises sont, elles, légèrement plus rentables mais aussi plus risquées. Quant aux actions et aux matières premières, elles permettent généralement de surfer sur le cycle économique. Chacun de ces marchés compte par ailleurs un nombre infini de subdivisions, toutes plus ou moins risquées. Dans le jargon des investisseurs, ces subdivisions portent le nom de classes d'actifs.

Actions et obligations en un seul ETF

Maints investisseurs débutants font l'erreur de ne s'intéresser qu'à la Bourse. "Nombre d'entre eux commencent par acheter quelques titres, mais cette concentration extrême leur fait courir un risque considérable", avertit Martijn Rozemuller, responsable pour l'Europe du gestionnaire d'actifs américain VanEck ETF. Sans compter qu'ils passent à côté des possibilités de diversification qu'offrent les autres marchés financiers.

Pour l'investisseur débutant craignant peut-être de répartir son capital entre diverses classes d'actifs, les ETF multi-asset, ces trackers qui investissent dans plusieurs classes d'actifs, peuvent être une solution. Pour rappel, les trackers, ou ETF ( exchange traded funds), sont ces fonds d'investissement qui tentent de répliquer les performances d'un indice d'actions, d'obligations, ou autre. Par exemple, l'indice le plus célèbre du monde est le S&P 500, qui englobe les 500 plus grandes entreprises américaines cotées en Bourse. IShares Core S&P500 est le tracker que BlackRock lui consacre ; chaque euro investi dans cet ETF est donc réparti entre 500 actions sous-jacentes.

Un seul ETF multi-asset donne par conséquent accès à plusieurs classes d'actifs, ce qui évite d'en acheter un pour chaque classe. La plupart de ces ETF multi-actifs investissent dans des actions ou des obligations. "Investir à la fois en actions et en obligations permet de lisser les fluctuations du portefeuille d'investissement et d'atténuer les chutes éventuelles", résume Charles Symons, chez iShares Belgique, la division ETF du gestionnaire d'actifs américain BlackRock.

Il importe de bien comprendre que dans ce contexte, les mouvements des cours d'une classe d'actifs sont totalement décorrélés des autres. Certains segments du marché d'actions peuvent même avoir des réactions opposées à celles de certains segments obligataires. "Lorsque l'un recule, l'autre progresse ou, en tout cas, ne bouge pas. Cela permet de lisser les fluctuations propres aux marchés financiers", apprécie Charles Symons.

L'investissement en ETF porte également le nom d'investissement passif, puisqu'il consiste à suivre docilement un indice, sans avoir sélectionné les titres que l'on intègre en portefeuille. Ce caractère passif est précisément un des avantages des ETF. "Enormément d'études montrent que sélectionner activement des actions permet rarement de faire mieux que le marché", confirme Martijn Rozemuller. Il en va de même de la composition des portefeuilles. "Chercher à savoir quand exactement intégrer plus ou moins d'actions ou d'obligations en portefeuille n'est généralement pas plus couronné de succès", ajoute notre interlocuteur.

Profil de risque

Chaque ETF multi-actifs définit à l'avance la manière dont il répartira ses investissements entre les différentes classes d'actifs. VanEck opte pour un assortiment d'obligations souveraines, d'obligations d'entreprises, d'actions du monde entier et d'actions immobilières. Les ETF multi-asset de BlackRock investissent dans d'autres ETF, qui répliquent certains indices d'actions et indices d'obligations, en ajoutant à sa sélection une dimension durable. BlackRock détermine activement la répartition entre ces ETF sous-jacents, qu'il réexamine par ailleurs régulièrement.

Les pondérations de ces différents marchés dépendent du risque que l'investisseur est prêt à courir. Si le client opte pour une approche défensive, l'ETF investira davantage en obligations qu'en actions, et inversement. Chaque investisseur peut donc choisir l'approche qui coïncide le plus étroitement avec son profil de risque. "Le risque est le meilleur critère sur lequel baser la composition d'un ETF, expose Charles Symons. Les rapports entre les différents actifs sont ajustés en fonction de l'évolution du marché, de manière à toujours respecter le profil défini." Lorsque les marchés sont calmes, il est possible de pondérer davantage les actions au sein du profil convenu. En revanche, quand ils deviennent plus volatils, mieux vaut diminuer leur pondération.

Les ETF remanient donc à intervalles réguliers les rapports entre les différentes classes d'actifs, pour avoir la certitude de respecter le profil de risque du client. "Au terme d'une année durant laquelle les actions se sont très bien comportées par exemple, il peut être nécessaire de réduire leur pondération, devenue excédentaire", détaille Martijn Rozemuller. Blackrock gère plus activement ses ETF multi-asset. "Deux à quatre fois par an, nous procédons à un grand remaniement du portefeuille, pour faire en sorte qu'il coïncide à nouveau avec le cadre de risque défini, ainsi qu'avec ce que l'on attend des différentes classes d'actifs sur le long terme", ajoute Charles Symons.

Les ETF multi-asset peuvent remplacer avantageusement les fonds classiques qui investissent activement dans divers marchés financiers. Mais la liste de leurs atouts ne s'arrête pas là: ils sont moins onéreux, plus transparents et beaucoup plus faciles à négocier chez les courtiers et sur les plateformes spécialisées que les fonds ordinaires.

Qui pense investissements pense généralement actions et, plus précisément encore, marchés d'actions. Mais les marchés financiers ont bien plus que cela à offrir. Le principal est celui des obligations, qui pèse 120.000 milliards de dollars environ, contre 100.000 milliards "seulement" pour celui des actions. A ceux-ci s'ajoutent aussi les marchés des matières premières, des métaux précieux, des devises et des produits financiers dérivés, dont chacun a ses avantages et ses inconvénients. Prenez le marché des obligations souveraines. Principal avantage? Préserver son capital. Les obligations d'entreprises sont, elles, légèrement plus rentables mais aussi plus risquées. Quant aux actions et aux matières premières, elles permettent généralement de surfer sur le cycle économique. Chacun de ces marchés compte par ailleurs un nombre infini de subdivisions, toutes plus ou moins risquées. Dans le jargon des investisseurs, ces subdivisions portent le nom de classes d'actifs. Maints investisseurs débutants font l'erreur de ne s'intéresser qu'à la Bourse. "Nombre d'entre eux commencent par acheter quelques titres, mais cette concentration extrême leur fait courir un risque considérable", avertit Martijn Rozemuller, responsable pour l'Europe du gestionnaire d'actifs américain VanEck ETF. Sans compter qu'ils passent à côté des possibilités de diversification qu'offrent les autres marchés financiers. Pour l'investisseur débutant craignant peut-être de répartir son capital entre diverses classes d'actifs, les ETF multi-asset, ces trackers qui investissent dans plusieurs classes d'actifs, peuvent être une solution. Pour rappel, les trackers, ou ETF ( exchange traded funds), sont ces fonds d'investissement qui tentent de répliquer les performances d'un indice d'actions, d'obligations, ou autre. Par exemple, l'indice le plus célèbre du monde est le S&P 500, qui englobe les 500 plus grandes entreprises américaines cotées en Bourse. IShares Core S&P500 est le tracker que BlackRock lui consacre ; chaque euro investi dans cet ETF est donc réparti entre 500 actions sous-jacentes. Un seul ETF multi-asset donne par conséquent accès à plusieurs classes d'actifs, ce qui évite d'en acheter un pour chaque classe. La plupart de ces ETF multi-actifs investissent dans des actions ou des obligations. "Investir à la fois en actions et en obligations permet de lisser les fluctuations du portefeuille d'investissement et d'atténuer les chutes éventuelles", résume Charles Symons, chez iShares Belgique, la division ETF du gestionnaire d'actifs américain BlackRock. Il importe de bien comprendre que dans ce contexte, les mouvements des cours d'une classe d'actifs sont totalement décorrélés des autres. Certains segments du marché d'actions peuvent même avoir des réactions opposées à celles de certains segments obligataires. "Lorsque l'un recule, l'autre progresse ou, en tout cas, ne bouge pas. Cela permet de lisser les fluctuations propres aux marchés financiers", apprécie Charles Symons. L'investissement en ETF porte également le nom d'investissement passif, puisqu'il consiste à suivre docilement un indice, sans avoir sélectionné les titres que l'on intègre en portefeuille. Ce caractère passif est précisément un des avantages des ETF. "Enormément d'études montrent que sélectionner activement des actions permet rarement de faire mieux que le marché", confirme Martijn Rozemuller. Il en va de même de la composition des portefeuilles. "Chercher à savoir quand exactement intégrer plus ou moins d'actions ou d'obligations en portefeuille n'est généralement pas plus couronné de succès", ajoute notre interlocuteur. Chaque ETF multi-actifs définit à l'avance la manière dont il répartira ses investissements entre les différentes classes d'actifs. VanEck opte pour un assortiment d'obligations souveraines, d'obligations d'entreprises, d'actions du monde entier et d'actions immobilières. Les ETF multi-asset de BlackRock investissent dans d'autres ETF, qui répliquent certains indices d'actions et indices d'obligations, en ajoutant à sa sélection une dimension durable. BlackRock détermine activement la répartition entre ces ETF sous-jacents, qu'il réexamine par ailleurs régulièrement. Les pondérations de ces différents marchés dépendent du risque que l'investisseur est prêt à courir. Si le client opte pour une approche défensive, l'ETF investira davantage en obligations qu'en actions, et inversement. Chaque investisseur peut donc choisir l'approche qui coïncide le plus étroitement avec son profil de risque. "Le risque est le meilleur critère sur lequel baser la composition d'un ETF, expose Charles Symons. Les rapports entre les différents actifs sont ajustés en fonction de l'évolution du marché, de manière à toujours respecter le profil défini." Lorsque les marchés sont calmes, il est possible de pondérer davantage les actions au sein du profil convenu. En revanche, quand ils deviennent plus volatils, mieux vaut diminuer leur pondération. Les ETF remanient donc à intervalles réguliers les rapports entre les différentes classes d'actifs, pour avoir la certitude de respecter le profil de risque du client. "Au terme d'une année durant laquelle les actions se sont très bien comportées par exemple, il peut être nécessaire de réduire leur pondération, devenue excédentaire", détaille Martijn Rozemuller. Blackrock gère plus activement ses ETF multi-asset. "Deux à quatre fois par an, nous procédons à un grand remaniement du portefeuille, pour faire en sorte qu'il coïncide à nouveau avec le cadre de risque défini, ainsi qu'avec ce que l'on attend des différentes classes d'actifs sur le long terme", ajoute Charles Symons. Les ETF multi-asset peuvent remplacer avantageusement les fonds classiques qui investissent activement dans divers marchés financiers. Mais la liste de leurs atouts ne s'arrête pas là: ils sont moins onéreux, plus transparents et beaucoup plus faciles à négocier chez les courtiers et sur les plateformes spécialisées que les fonds ordinaires.