La société fondée par François Fornieri avait pourtant annoncé le 1er octobre dernier la signature d'un gros contrat, " le plus important de son histoire ", avec le groupe australien Mayne Pharma pour la commercialisation de son produit phare aux Etats-Unis, la pilule contraceptive Estelle. Mais voilà : après une première réaction positive, le marché n'a visiblement pas apprécié. Motif ? Des incertitudes qui planent sur la santé financière de la société australienne, spécialisée quant à elle dans la conception de nouveaux systèmes d'administrations de médicaments oraux.

Coté sur l'Australian Securities Exchange, Mayne Pharma fait certes partie des leaders du marché aux Etats-Unis, mais le groupe n'est toutefois pas reconnu par les spécialistes comme un acteur disposant d'une force de frappe commerciale solide. Si bien qu'investisseurs et analystes vont jusqu'à douter de la valeur réelle de ce contrat " historique " signé par Mithra. Chez nous, KBC Securities a ainsi revu à la baisse ses recommandations d'achat sur le titre.

Force est de constater en effet que les prévisions optimistes de l'entreprise liégeoise ne matchent pas avec le scénario pessimiste de Mayne Pharma. Alors que Mithra estime pouvoir percevoir chaque année au minimum 295 millions de dollars en droits de licence, le groupe australien parle quant à lui dans son communiqué relatif au deal signé avec Mithra d'un pic de ventes tournant autour de... 200 millions de dollars par an.

4,5 milliards d'euros

Certains analystes doutent de la valeur du contrat signé dernièrement par la biotech liégeoise.