D'une part, le métal jaune agit comme alternative aux devises perçues comme plus fragiles. Ce qui est le cas de l'euro et de la livre en raison des craintes entourant la cohésion de l'Union européenne dans sa réponse à la pandémie et la sortie du Royaume-Uni de cette même union. Dans ce rôle d'alternative monétaire, l'or n'est actuellement plus guère c...

D'une part, le métal jaune agit comme alternative aux devises perçues comme plus fragiles. Ce qui est le cas de l'euro et de la livre en raison des craintes entourant la cohésion de l'Union européenne dans sa réponse à la pandémie et la sortie du Royaume-Uni de cette même union. Dans ce rôle d'alternative monétaire, l'or n'est actuellement plus guère contesté par les cryptomonnaies. D'autre part, le métal précieux joue le rôle de valeur refuge face aux taux réels négatifs, c'est-à-dire quand les rendements de taux ne permettent même plus de compenser l'inflation. C'est désormais largement le cas dans les pays industrialisés. Les expérimentations monétaires de la Réserve fédérale américaine, de la Banque centrale européenne et de la Banque du Japon pèseront encore quelque temps sur les taux. Les perspectives sont donc au beau fixe pour l'or. Nombre de stratégistes de grandes banques comme de plus petits gérants privés y investissent d'ailleurs pour les portefeuilles diversifiés en gestion discrétionnaire. Selon les études compilées par le World Gold Council, investir de 2% à 10% de son portefeuille en or permet d'en optimaliser le rapport volatilité-rendement. Reste à savoir sous quelle forme. Les puristes craignant un effondrement du système financier vous conseilleront sûrement l'or physique en pièces et lingots. Les frais d'achat et de conservation ne sont toutefois pas négligeables. On peut en outre douter des qualités du métal jaune en période de tension extrême, l'once ayant baissé en 2008 et au plus fort du krach en mars dernier. L'option des ETF physiques, détenant l'or en coffre, apparaît ainsi plus pratique et rentable.