Après avoir dépassé les 40 dollars durant ses premières minutes de cotation, l'action Facebook a plongé largement sous son prix d'introduction de 38 dollars. Même après le rebond de 4% de ce mercredi, le titre ne vaut toujours que 21,2 dollars, soit une capitalisation boursière de 51,2 milliards de dollars alors qu'il était question de plus de 100 milliards en mai dernier en cas d'exercice de l'option de surallocation.

Les causes de ce plongeon ont déjà été largement décrites mais peuvent être résumés par des ratios de valorisation excessifs (le titre s'échange toujours à 43 fois le bénéfice prévu pour cette année) et des résultats à la traîne en raison notamment du développement de l'utilisation mobile de Facebook que le groupe ne parvient pas à rentabiliser (beaucoup moins de revenus publicitaires que sur ordinateur).

Un élément technique viendra s'ajouter dès aujourd'hui aux fondamentaux. Le nombre de titres disponibles en Bourse va en effet augmenter de 60% en raison de l'arrivée à échéance de la période de blocage de 271,1 millions d'actions. Des investisseurs de la première heure (avant l'introduction en Bourse), qui affichent toujours d'importantes plus-values, s'étaient en effet engagé à conserver leurs actions jusqu'à maintenant afin d'éviter un afflux trop massif lors de l'introduction en Bourse. À noter qu'au total, ce ne sont pas moins de 1,91 milliard de titres qui seront débloqués en 9 mois, l'échéance du jour ne représente donc qu'une première salve.

Étant donné ces éléments techniques et la prime toujours injustifiée qu'affiche Facebook en Bourse, nous vous recommandons de rester à l'écart du titre Facebook.

Cédric Boitte

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