La société est relativement satisfaite car son EBITDA fondamental atteint les 30 millions au premier semestre malgré un contexte difficile. Toutefois, l'EBITDA atteignait 47 millions au second semestre 2008. La forte diminution du résultat brut passant de 461 millions au premier semestre 2008 à 283 millions au même semestre en 2009 a été accompagnée d'une baisse des frais d'exploitations qui sont passés de 359 au premier semestre 2008 à 283 millions sur la même période en 2009.

Ceci confirme que Nyrstar est en pleine restructuration. L'entreprise estime pouvoir atteindre une économie annuelle d'un montant de 75 millions en 2010 par rapport à 2008. Le plan de restructuration prévoit notamment la suppression de 500 emplois. Au 30 juin 2009, la trésorerie nette du groupe s'élevait à 158 millions d'euros ce qui constitue un autre motif de satisfaction pour la société.

Au niveau des perspectives, "si Nyrstar s'attend à profiter de la hausse des prix des métaux et des initiatives de restructuration prises dans les opérations globales du Groupe, les résultats financiers au second semestre devraient être affectés par plusieurs conséquences rémanentes de la crise économique mondiale par comparaison avec le premier semestre parmi lesquelles la diminution des prix de l'acide et des primes, en plus des termes des frais de traitement inférieurs et des variations défavorables à la fois du dollar australien et du dollar américain par rapport à l'euro", explique l'entreprise dans un communiqué.

Le titre Nyrstar, coté sur Euronext Bruxelles, est en forte remontée depuis mars où il avoisinait les 2,25 euros. Ce mardi en clôture, celui-ci prenait 7,6% et se négociait à 7,9 euros.

Nyrstar évalue par ailleurs les possibilités de relancer son site de production de Balen (province d'Anvers). Une décision est attendue sur ce point pour le mois de septembre. La production de zinc commercial de Nyrstar avait diminué de plus de 25 pc ces derniers mois. En juillet, la production avait repris à Clarksville aux Etats-Unis et à Budel aux Pays-Bas mais le site de Balen était toujours "en entretien". Quelque 600 personnes sont actives sur le site anversois, selon le site internet de la société.