1) Trafigura a les moyens

Ce groupe néerlandais est un des leaders mondiaux dans le négoce d'énergie et de matières premières. À l'image de Glencore, il s'étend également dans la production (mines) et la transformation (industrie). Sur le seul premier semestre de son exercice 2013-2014, Trafigura a généré un chiffre d'affaires de 63,8 milliards de dollars et un bénéfice brut de près d'un milliard de dollars. Fin mars, sa trésorerie pesait près de 5 milliards de dollars, soit plus de 4 fois la capitalisation boursière de Nyrstar.

2) Intérêt pour le zinc

Le zinc est un des métaux se comportant le mieux sur les marchés en raison de l'épuisement de gisement majeurs sur la période 2013-2016 laissant des perspectives favorables en matière de prix malgré le ralentissement de l'économie chinoise. Trafigura s'était d'ailleurs porté candidat pour reprendre les accords d'écoulement de zinc de Nyrstar lorsque que Glencore avait été contraint de les abandonner à la suite du rachat de Xstrata en 2013. Nyrstar avait finalement opté pour Noble.

3) Pas d'actionnaire de référence

Nyrstar apparait extrêmement vulnérable à une offre de rachat, Trafigura étant le premier actionnaire du groupe devant Umicore et Nyrstar en propre qui détiennent chacun un peu plus de 3% du capital.