Un nouveau variant, le B.1.1.529 baptisé Omicron, se développait à toute allure en Afrique australe. Les nombreuses mutations de son gène pourraient le rendre très transmissible selon les spécialistes. Moderna et Pfizer/BioNTech ont annoncé lancer des recherches pour que leur vaccin soit efficace contre ce nouveau variant. Et l'OM...

Un nouveau variant, le B.1.1.529 baptisé Omicron, se développait à toute allure en Afrique australe. Les nombreuses mutations de son gène pourraient le rendre très transmissible selon les spécialistes. Moderna et Pfizer/BioNTech ont annoncé lancer des recherches pour que leur vaccin soit efficace contre ce nouveau variant. Et l'OMS a évoqué un "risque très élevé". Un cocktail qui a fait sombrer les Bourses vendredi dernier. Le Dax allemand a lâché plus de 4%, le S&P 500 américain plus de 2% et le baril de pétrole plus de 10 dollars. Ce lundi, les marchés se sont apaisés avec l'espoir qu'Omicron pourrait être moins virulent que les variants précédents. Il faudra attendre quelques semaines avant d'y voir plus clair mais on peut déjà en tirer quelques conclusions. Premièrement, le marché pétrolier est assez fébrile, la hausse des derniers mois reposant largement sur un strict contrôle de l'offre par l'Opep et la Russie. Deuxièmement, la hausse des taux semble encore plus fragile. La seule crainte d'un nouveau variant a suffi à faire plonger le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans sous 1,5%. Le rendement du Bund allemand a même rechuté à -0,3% malgré l'annonce d'une inflation de 5,5% en Allemagne, au plus haut depuis 1992. Et les perspectives de hausse des taux par la Fed ont d'ores et déjà faibli après notamment les déclarations de Raphael Bostic. Bien que considéré comme l'un des membres de la Fed les plus orthodoxes sur le plan monétaire, il a indiqué que le variant Omicron pourrait influencer la politique de la banque centrale...