Vendredi, le conseil d'administration de GM devait une nouvelle fois passer en revue les offres déposer par RHJ International, un fonds d'investissement basé à Bruxelles, ainsi que par le canadien Magna. Mais la nouvelle direction de GM, dominée par des hommes arrivés après que le constructeur américain se soit mis en faillite, envisage également de garder Opel ou de le dissoudre, a indiqué une source qui n'a pas souhaité être identifiée en raison du caractère secret des discussions en cours.

Garder Opel en son sein réduirait à néant six mois de discussions, entamées à la demande du gouvernement allemand qui avait proposé au constructeur américain de céder une participation majoritaire au sein d'Opel à des investisseurs extérieurs, en échange de prêts nécessaires à sa survie. General Motors "est en bien meilleure forme qu'il ne l'était en février dernier", explique Rebecca Lindland, analyste chez IHS Global Insight Inc. (Lexington, Massachusetts). "Cela les pousse peut-être à reconsidérer leur décision". Au cours des 40 jours de la restructuration mise en oeuvre sous la protection de la loi des faillites américaine, le constructeur a réduit sa dette de 40 milliards de dollars et a réduit le nombre de ses marques de huit à quatre, en vendant Saab, Hummer et Saturn et en supprimant la marque Pontiac.

Depuis, GM est sorti du régime des faillites et les conditions sur le marché automobile européen se sont améliorées, notamment grâce aux aides gouvernementales adoptées par des pays comme la France et l'Allemagne. Reste que la vente d'une partie d'Opel reste l'option la plus probable, ont indiqué plusieurs sources qui n'ont pas souhaité être identifiées, toujours en raison du caractère secret des discussions en cours.