Le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet perdait 66
cents à New York, à 61,01 USD, alors que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet également abandonnait lui 18 cents à 60,03 dollars US.

"Il n'y a pas grand chose pour influencer le marché actuellement",
expliquait mardi Jonathan Kornafel, directeur en Asie de Hudson Capital Energy, selon qui les investisseurs attendent de voir les résultats de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) jeudi.

Selon les observateurs, les ministres de l'Energie des pays membres de l'Opep, qui pompent 40% du pétrole mondial, ne devraient cette fois-ci pas réduire leur production, enrayant ainsi un mouvement de baisse régulier amorcé en 2008 pour soutenir les cours.

C'est notamment cette politique de réduction des pompages qui a permis au baril de remonter vers les 60 dollars, après avoir chuté jusqu'à 32 dollars en décembre après un pic historique de 147 dollars en juillet.

Selon d'autres analystes, les investisseurs suivent également de façon attentive les événements au Nigeria, où le groupe de rebelles du Mend a affirmé lundi avoir endommagé plusieurs oléoducs importants, desservant notamment la compagnie américaine Chevron. Ce coup de force a entraîné une baisse de production estimée à 100.000 barils par jour.