"La crainte largement exprimée est que la combinaison de la crise financière, de prix du pétrole actuellement bas et d'une plus grande
volatilité des prix puisse entraîner un recul de l'expansion des
capacités", a déclaré M. Lipsky aux ministres de l'Energie du G8, réunis à Rome, selon un discours diffusé par ses services.

A court terme, le FMI s'attend à de nouvelles baisses de prix, les stocks étant élevés et la demande ne devant reprendre que "graduellement", mais "les réductions significatives des investissements dans le pétrole peuvent préparer le terrain pour de futures brusques hausses des prix", a-t-il ajouté.

Le numéro deux du FMI a indiqué qu'il y avait tout de même "quelques raisons d'être optimistes", les grands groupes pétroliers devant continuer à investir et le recul des prix des métaux faisant baisser les coûts des projets pétroliers.

Afin d'éviter une nouvelle envolée des prix, M. Lipsky a appelé à des "efforts au niveau des politiques afin de parvenir à des investissements plus stables et prévisibles et à des régimes fiscaux qui encourageront les investissements adéquats".

Passés d'un record absolu de 147,50 dollars en juillet à 32,40 dollars en décembre, les cours du pétrole se sont graduellement raffermis depuis le début de l'année et évoluent actuellement autour de 60 dollars.

Selon un rapport de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), les
investissements dans l'exploration-production de pétrole et de gaz
devraient chuter de 21% cette année par rapport à 2008.