Pierre Mariani, le nouveau patron de Dexia s'attend à une récession profonde et à une année 2009 difficile. "La grande volatilité sur les marchés demeure une incertitude majeure", indique le CEO dans une enquête exclusive de la rédaction de Cash.

"Le gel soudain des marchés du crédit depuis la faillite de Lehman Brothers a constitué un choc pour l'économie mondiale", dit Mariani. Fin décembre, le CEO indiquait s'attendre à une contraction de l'activité économique au quatrième trimestre et au début de la nouvelle année.

Back to basics

Il s'attend également à une année pleine de défis pour Dexia. "Nous craignons en effet des problèmes de liquidités, mais ce risque sera limité car Dexia bénéficie des garanties des Etats belge, français et luxembourgeois", explique Mariani. "La mise en oeuvre du plan de transformation de Dexia donnera au groupe les moyens de faire face pour survivre la crise. Dexia doit se transformer pour survivre dans la tourmente. Dexia a tous les moyens de redevenir pleinement une banque en se concentrant sur ses savoir-faire et ses marchés historiques."

Réduction du levier

"La crise actuelle est avant tout une crise du crédit", selon Mariani. "Depuis plus d'un an, un processus douloureux de réduction du levier du système financier est à l'oeuvre. Il est essentiel de briser le cercle de baisse des prix des actifs financiers et de rétablir une disponibilité quasi-normale du crédit bancaire essentielle au redémarrage de l'activité. Ces mesures, conventionnelles ou non conventionnelles, conduites par la BCE et les Etats, sont essentielles à cet égard", il conclut.

Lisez notre enquête exclusive dans Cash ce jeudi.

Ken Van Weyenberg

Pierre Mariani, le nouveau patron de Dexia s'attend à une récession profonde et à une année 2009 difficile. "La grande volatilité sur les marchés demeure une incertitude majeure", indique le CEO dans une enquête exclusive de la rédaction de Cash."Le gel soudain des marchés du crédit depuis la faillite de Lehman Brothers a constitué un choc pour l'économie mondiale", dit Mariani. Fin décembre, le CEO indiquait s'attendre à une contraction de l'activité économique au quatrième trimestre et au début de la nouvelle année. Back to basicsIl s'attend également à une année pleine de défis pour Dexia. "Nous craignons en effet des problèmes de liquidités, mais ce risque sera limité car Dexia bénéficie des garanties des Etats belge, français et luxembourgeois", explique Mariani. "La mise en oeuvre du plan de transformation de Dexia donnera au groupe les moyens de faire face pour survivre la crise. Dexia doit se transformer pour survivre dans la tourmente. Dexia a tous les moyens de redevenir pleinement une banque en se concentrant sur ses savoir-faire et ses marchés historiques."Réduction du levier"La crise actuelle est avant tout une crise du crédit", selon Mariani. "Depuis plus d'un an, un processus douloureux de réduction du levier du système financier est à l'oeuvre. Il est essentiel de briser le cercle de baisse des prix des actifs financiers et de rétablir une disponibilité quasi-normale du crédit bancaire essentielle au redémarrage de l'activité. Ces mesures, conventionnelles ou non conventionnelles, conduites par la BCE et les Etats, sont essentielles à cet égard", il conclut.Lisez notre enquête exclusive dans Cash ce jeudi.Ken Van Weyenberg