Du côté des actions, Michelin, le second producteur de pneumatiques au monde, est était en baisse à la mi-séance. Hier, le groupe a annoncé un plan de restructuration et indiqué qu'il ne s'attendait pas à un retour à une activité normale avant mi-2010.

DSG International, le second producteur européen d'appareils électroniques faisait également pâle figure à la mi-séance, après le recul inattendu des ventes au détail en Grande-Bretagne.

A Bruxelles, après plusieurs séances marquées par leur piètres performances, les actions bancaires étaient en hausse en milieu de matinée, avec en tête Fortis, suivi de près par Dexia.

Solvay faisait également partie des rares actions à évoluer en territoire positif dans la matinée. Une des filiales du groupe pharmaco-chimique Solvay, Inergy Automotive, active comme son nom l'indique, dans l'industrie automobile va renforcer sa présence en Asie, via la construction de deux nouvelles usines.

Les plus fortes baisses sont toujours à mettre au compte des valeurs cycliques ce jeudi. Umicore était de loin l'action la plus pénalisée de la matinée. La décrue des prix des matières premières n'est pas étrangère à la triste mine du groupe de traitement des matériaux.

Hors du Bel20, Agfa-Gevaert était encore plombée ce jeudi matin après avoir déjà perdu près de 10% la veille. Un de ses concurrents General Electric a indiqué hier que le marché de l'imagerie médicale était actuellement au point mort suite à la difficulté de ses clients de trouver les fonds nécessaires afin de renouveler leurs investissements.

La Bourse de New York n'a pas trouvé de direction claire mercredi, après deux séances de baisse marquée, pénalisée par le repli des secteurs de la finance et de l'énergie: le Dow Jones a perdu 0,09% mais le Nasdaq a gagné 0,66%.

Sur le marché des changes, l'euro progressait légèrement face au dollar jeudi matin dans un marché peu actif en Asie alors que le billet vert était toujours fragilisé par les conséquences des déclarations de pays émergents qui veulent réduire la prédominance du billet vert et par la faible inflation aux Etats-Unis qui éloigne les perspectives d'un relèvement des taux.