Le gouvernement socialiste table désormais sur un déficit à 3% du PIB en 2012 et à 2% en 2013, contre des prévisions de 3,8% et de 2,3% inscrites au Programme de stabilité et croissance élaboré en mars. Pour 2010 et 2011, les révisions à la baisse déjà annoncées en mai sont maintenues, à la faveur d'un nouveau train de mesures d'austérité, d'un déficit de 7,3% du PIB pour cette année et de 4,6% l'année prochaine. La dette publique du pays devrait s'établir cette année à 83,5% du PIB. Continuant de s'allourdir l'année prochaine à 85,9% du PIB, le gouvernement s'attend ensuite à une stabilisation de la dette "dès 2012", puis à une réduction l'année d'après, à 84,8% du PIB. Les prévisions de croissance pour 2011 et 2012 sont toutefois revues à la baisse, à +0,5 et +1,1% du PIB respectivement, contre +0,9 et 1,3% selon les estimations de mars. La projection de croissance reste inchangée pour cette année, à +0,7%. Après l'annonce en février d'un premier programme d'austérité essentiellement fondé sur une réduction des dépenses, le gouvernement du Premier ministre José Socrates a décidé à la mi-mai de procéder à une hausse générale des impôts.