"La Grèce, l'Irlande et le Portugal, sans leur propre monnaie ou des transferts de fonds importants, ne retomberont pas sur leurs pieds", estime ainsi Andrew Bosomworth, gestionnaire de portefeuille chez Pimco Europe. Avec leur propre monnaie, ces pays "pourraient exporter à moindre prix", la hausse de leurs exportations aboutissant au retour "de la croissance économique nécessaire", poursuit-il. Et une fois la croissance et la confiance des marchés obligataires retrouvées, ces pays pourraient réintégrer l'union monétaire, estime M. Bosomworth. Evoquant la question de l'Espagne, l'Italie et la Belgique, dont les taux d'emprunt souffrent aussi, M. Bosomworth jugent qu'ils peuvent "réussir" à surmonter leurs difficultés en restant dans l'Union monétaire mais avec un soutien fort de leurs partenaires. Ce qui signifie, selon lui, que l'introduction d'euro-obligations est inévitable "à plus ou moins long terme", n'en déplaise à l'Allemagne, qui s'y oppose fermement de crainte de voir ses taux d'emprunt grimper, et à la France qui lui a apporté son soutien.