Inversion fiscale durcie

Depuis le début de l'année, les rachats de sociétés pharmaceutiques européennes s'étaient multipliés, les groupes américains visant à développer leurs activités et à réduire leur ardoise fiscale par le processus d'inversion. Cela permet à une société américaine de déplacer son siège fiscal lors d'une acquisition mais le Trésor américain a durci les règles (en attendant un changement de législation ?), ce qui a déjà poussé AbbVie à renoncer au rachat de son concurrent irlandais. Dans ce contexte, UCB apparait recélait moins de valeur en cas de reprise.

Pas vendeur

Comme l'ont déjà souligné certains analystes, UCB reste toutefois un groupe particulièrement attractif car désormais orienté croissance avec le développement commercial des nouveaux médicaments (Cimzia, Vimpat, Neupro) et un beau pipeline de traitements expérimentaux. La famille Janssens, qui verrouille le capital d'UCB via la Financière de Tubize, a toutefois déjà mainte fois indiqué qu'elle ne souhaitait pas vendre et sûrement pas à un prix revu à la baisse à la suite de l'évolution de la fiscalité aux États-Unis.

Marchés impatients

Même si les perspectives sont prometteuses, les investisseurs devront se montrer patients avant d'en profiter, UCB cotant 25 fois son bénéfice prévu pour l'an prochain alors qu'il pourrait de plus céder sa filiale américaine Kremers Urban, non-stratégique mais pesant encore 17% des bénéfices l'année dernière. Une cession rendue nécessaire par les importants coûts de lancement des nouveaux produits et de développement des traitements expérimentaux, ce qui a pour conséquence que l'activité du groupe ne génère actuellement pas suffisamment de trésorerie pour financer ses investissements et la rémunération des actionnaires.

Inversion fiscale durcieDepuis le début de l'année, les rachats de sociétés pharmaceutiques européennes s'étaient multipliés, les groupes américains visant à développer leurs activités et à réduire leur ardoise fiscale par le processus d'inversion. Cela permet à une société américaine de déplacer son siège fiscal lors d'une acquisition mais le Trésor américain a durci les règles (en attendant un changement de législation ?), ce qui a déjà poussé AbbVie à renoncer au rachat de son concurrent irlandais. Dans ce contexte, UCB apparait recélait moins de valeur en cas de reprise.Pas vendeurComme l'ont déjà souligné certains analystes, UCB reste toutefois un groupe particulièrement attractif car désormais orienté croissance avec le développement commercial des nouveaux médicaments (Cimzia, Vimpat, Neupro) et un beau pipeline de traitements expérimentaux. La famille Janssens, qui verrouille le capital d'UCB via la Financière de Tubize, a toutefois déjà mainte fois indiqué qu'elle ne souhaitait pas vendre et sûrement pas à un prix revu à la baisse à la suite de l'évolution de la fiscalité aux États-Unis.Marchés impatientsMême si les perspectives sont prometteuses, les investisseurs devront se montrer patients avant d'en profiter, UCB cotant 25 fois son bénéfice prévu pour l'an prochain alors qu'il pourrait de plus céder sa filiale américaine Kremers Urban, non-stratégique mais pesant encore 17% des bénéfices l'année dernière. Une cession rendue nécessaire par les importants coûts de lancement des nouveaux produits et de développement des traitements expérimentaux, ce qui a pour conséquence que l'activité du groupe ne génère actuellement pas suffisamment de trésorerie pour financer ses investissements et la rémunération des actionnaires.