En ne tenant pas compte de la Fnac (dont les titres vont être distribués aux actionnaires de PPR) et de Redcats (pôle de vente par correspondance dont La Redoute), PPR a vu son chiffre d'affaires bondir de 20,8% en 2012 à 9,7 milliards grâce à la nouvelle forte performance du pôle luxe (Gucci, Bottega Veneta, Saint Laurent, etc.). Les ventes de ce dernier ont bondi de 26,3% à 6,2 milliards, dont une croissance organique de 15,1%.

Les activités sport & lifestyle (Puma et autres marques) ont enregistré une croissance solide (+11,9% en chiffres publiés et 3,3% en données comparables) mais la marge opérationnelle a chuté de 2,4% à 8,6%. Le bénéfice opérationnel de ces activités a ainsi reculé de 12,1% à 305 millions mais cela a été largement plus que compensé par le pôle luxe dont le profit opérationnel a progressé de 27,6% à 1,6 milliard grâce à la hausse des ventes et à la légère amélioration de la marge opérationnelle (+0,2% à 25,9%).

Le bénéfice net récurrent du groupe a ainsi bondi de 28,2% à 1,27 milliard (10,06 euros par action). Les activités en cours de cession ont toutefois généré une perte nette de 275,5 millions faisant revenir le profit net à 1,05 milliard, soit 8,31 euros par action. Sur cette base, PPR affiche un ratio cours/bénéfices de plus d'environ 20, légèrement supérieur à LVMH, leader mondial du luxe. En excluant les activités en cours de cession, le groupe présente toutefois une décote.

Cédric Boitte

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