Les principales Bourses européennes évoluaient en légère hausse mercredi dans les premiers échanges mais sans grandes convictions, soutenues par la progression de Wall Street la veille, dans un marché qui reste préoccupé par la crise en zone euro.

Ce rebond reste fragile, les inquiétudes entourant la zone euro étant toujours vives, malgré le plan d'aide européen aux banques espagnoles. Le taux d'emprunt de l'Espagne a battu des records la veille et celui de l'Italie dépasse les 6%. Même ceux de l'Allemagne et de la France, épargnées ces derniers temps, ont grimpé, signe d'un regain de stress quant à l'avenir de l'Europe.

Europe

Aux actions, les valeurs bancaires effectuaient un rebond après leur recul de la veille. Crédit Agricole n'était pour sa part pas affecté par la décision de l'agence de notation Fitch Ratings d'abaisser la perspective de " stable " à " négative ". On relèvera la bonne tenue de la Deutsche Bank et de BNP Paribas en hausse de plus de 1%.

Par ailleurs, Renault gagnait du terrain. Le numéro deux du groupe, Carlos Tavares, espère un geste des pouvoirs publics pour soutenir les ventes de voitures en France et en Europe, alors que le début d'année est " particulièrement inquiétant ".

Sur la Bourse de Madrid, Inditex, le propriétaire de Zara entre autre, était en forte progression de 8% après avoir présenté des résultats nettement supérieurs aux attentes des analystes.

Bruxelles

A Bruxelles, KBC était en tête du Bel 20 en matinée, suivi de près par GDF-Suez. Les valeurs bancaires reprenaient leur souffle avant d'importantes adjudications en Italie et en Espagne.

Les actions drapées de rouge étaient rares dans le Bel20 en fin de matinée. Bekaert et Befimmo fermaient la marche de l'indice bruxellois.