Une correction qui n'attend qu'un catalyseur

"Avec un S&P 500 (ndlr : indice phare de Wall Street) proche des plus hauts historiques, des multiples de valorisation tendus et une croissance insuffisante, les risques de correction sont élevés" explique Christian Mueller-Glissmann. Le stratégiste évoque plusieurs catalyseurs possibles comme le référendum sur le Brexit, les élections présidentielles aux États-Unis ou un relèvement de taux de taux par la Réserve fédérale américaine.

Une chute de plus de 20% sans rebond ?

Le spécialiste de Goldman Sachs précise également que des chutes de plus de 20% arrivent finalement assez fréquemment en Bourse. Une éventualité d'autant plus probable actuellement que la très faible volatilité (indice VIX) fragilise les marchés. Il avertit également que les indices risquent fort de peiner à rebondir alors que les marchés "s'interrogent sur les limites des interventions des banques centrales et que la croissance ainsi que l'inflation mondiales demeurent trop faibles".

Pas de couverture classique

Dans sa quête de rendement, l'investisseur doit se méfier des refuges classiques prévient Christian Mueller-Glissmann. Le stratégiste souligne que la corrélation est devenue beaucoup plus forte en Bourse, rendant une diversification géographique et sectorielle beaucoup moins opérante. Les obligations risquent également fort de ne pas compenser des pertes sur actions dans un portefeuille neutre traditionnel, comme cela a déjà été le cas au cours des deux dernières corrections boursières (août 2015 et janvier 2016).