Selon S&P, les faillites vont fortement augmenter en Europe dans le sillage de la hausse du taux de défaillance (sur 12 mois) qui mesure le nombre d'entreprises en défaut de paiement (sur une année) parmi les sociétés notées dans la catégorie spéculative, c'est-à-dire ayant un rating inférieur à BBB. L'agence estime en effet que le taux de défaillance est resté stable à fin mars 2012 (4,7% contre 4,6% fin décembre 2011) grâce aux injections de liquidité de la Banque centrale européenne et que la donne va donc changer dans les mois à venir. Standard & Poor's prévoit ainsi un taux de défaillance de 6,4% fin mars 2013, soit en hausse de 36%. Si la récession se révèle plus sévère qu'attendu (risque estimé à 40% par S&P), le taux de défaillance pourrait même atteindre 8,2% d'ici 9 mois. Cela resterait toutefois sensiblement inférieur au pic de 14,7% enregistré à l'automne 2009.

Au niveau géographique, l'Allemagne et la France s'en sortent plutôt bien avec un taux de défaillance de respectivement 2,6% et 1,6% à fin mars 2012. Sans surprise, l'Espagne et l'Italie se distinguent par contre négativement avec un taux de défaillance supérieur à la moyenne (respectivement 8,7% et 11,8%). Le Royaume-Uni fait également partie des mauvais élèves avec un taux de défaillance de 7,5% à l'issue des trois premiers mois de l'année.

Côté secteurs, Standard & Poor's note que les défaillances se concentrent dans les secteurs fortement exposés aux mesures d'austérité (services et biens de consommation).

Cédric Boitte

www.accioz.be

Selon S&P, les faillites vont fortement augmenter en Europe dans le sillage de la hausse du taux de défaillance (sur 12 mois) qui mesure le nombre d'entreprises en défaut de paiement (sur une année) parmi les sociétés notées dans la catégorie spéculative, c'est-à-dire ayant un rating inférieur à BBB. L'agence estime en effet que le taux de défaillance est resté stable à fin mars 2012 (4,7% contre 4,6% fin décembre 2011) grâce aux injections de liquidité de la Banque centrale européenne et que la donne va donc changer dans les mois à venir. Standard & Poor's prévoit ainsi un taux de défaillance de 6,4% fin mars 2013, soit en hausse de 36%. Si la récession se révèle plus sévère qu'attendu (risque estimé à 40% par S&P), le taux de défaillance pourrait même atteindre 8,2% d'ici 9 mois. Cela resterait toutefois sensiblement inférieur au pic de 14,7% enregistré à l'automne 2009.Au niveau géographique, l'Allemagne et la France s'en sortent plutôt bien avec un taux de défaillance de respectivement 2,6% et 1,6% à fin mars 2012. Sans surprise, l'Espagne et l'Italie se distinguent par contre négativement avec un taux de défaillance supérieur à la moyenne (respectivement 8,7% et 11,8%). Le Royaume-Uni fait également partie des mauvais élèves avec un taux de défaillance de 7,5% à l'issue des trois premiers mois de l'année.Côté secteurs, Standard & Poor's note que les défaillances se concentrent dans les secteurs fortement exposés aux mesures d'austérité (services et biens de consommation).Cédric Boittewww.accioz.be