Concrètement, SAB Miller a vu ses ventes de bière progressé de 4% en volumes au cours du semestre de avril à septembre contre 5% sur le seul premier trimestre. La croissance a donc ralenti de 5% à 3% en glissement trimestriel.

Au niveau géographique, SAB Miller a subi un recul de sa croissance organique en volumes partout sauf en Europe où elle est passée de 7% sur 3 mois à 9% sur le semestre grâce à des baisses de prix. En Amérique latine, premier marché du groupe, elle a par contre reculé de 6% à 4%, ce qui laisse transparaître une croissance d'à peine 2% au cours du trimestre de juillet à septembre.

En Afrique du Sud (troisième marché après l'Amérique latine et l'Europe), la croissance organique des volumes est restée stable à 1%. Enfin, aux États-Unis, les volumes écoulés par MillerCoors, la co-entreprise entre SAB Miller et Molson Coors, ont reculé de 2,4% au trimestre écoulé contre -1,4% au trimestre précédent.

À noter que le deuxième brasseur mondial a subi une chute de 13% des volumes écoulés en Australie sur le semestre, une grosse déception pour le groupe qui avait repris Foster's l'année dernière pour 10,5 milliards de dollars australiens afin de prendre le contrôle de la moitié du marché australien.

En termes de prix, SAB Miller a indiqué que ses revenus par hectolitre ont continué d'afficher une hausse de 3% en rythme annuel, ce qui reste assez faible au vu de l'évolution du prix des matières premières en général et des céréales en particulier. Les marges ont probablement reculé.

Pour AB InBev, dont les volumes de ses propres bières avaient déjà reculé de 0,5% au second trimestre, les chiffres de SAB Miller n'annoncent rien de bon, surtout vu que ses résultats se concentrent dans les Amériques.

Cédric Boitte

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