Les autorités américaines ont annoncé lundi la mise en liquidation de la société du gestionnaire de fonds Bernard Madoff, arrêté jeudi pour fraude, tout en avertissant les investisseurs de ne pas se faire d'illusions sur le montant des sommes pouvant être recouvrées. La Securities Investor Protection Corporation, chargée de protéger les intérêts des investisseurs clients de sociétés de courtage, a souligné que l'étendue des fraudes soupçonnées et l'état des comptes de la société rendaient ce dossier particulièrement difficile.

"Il est peu probable que la SIPC et l'administrateur chargé de la liquidation pourront transférer les comptes clients de la société à une maison de courtage solvable", a prévenu Stephen Harbeck, président de cet organisme, cité dans un communiqué.

Bernard Madoff, célèbre gestionnaire de fonds de Wall Street et ex-président du conseil d'administration du Nasdaq, est accusé d'avoir monté une gigantesque fraude pyramidale portant sur 50 milliards de dollars. Il aurait payé les intérêts dus à ses clients les plus anciens grâce au capital apporté par les nouveaux.

Les évaluations de pertes potentielles de banques ayant investi dans ses fonds se succédaient dans le monde lundi. Aucun grand établissement bancaire américain n'a toutefois fait état de pertes à ce jour.

Chez nous, si KBC et Fortis Banque Belgique semblaient lundi soir peu concernés par l'escroquerie de Madoff, Dexia, indirectement exposé, a indiqué que certaines opérations de prêts pourraient occasionner pour le groupe une perte après impôt de 85 millions d'euros si la valeur des actifs gérés par la star déchue de Wall Street était réduite à zéro.

KBC Groupe déclare ainsi, dans un communiqué, "n'avoir aucune exposition directe à Madoff Investment Securities. L'exposition indirecte, par l'intermédiaire de prêts collatéralisés à des fonds (de fonds), n'a aucune incidence sur le bénéfice de KBC." KBC a versé des avances sur des prêts en faveur de clients institutionnels qui ont investi dans des fonds gérés par Madoff Investment Securities, mais ne redoute aucune incidence matérielle, même indirecte.

Fortis Banque Belgique a indiqué, dans un communiqué, ne pas être exposé directement aux investissements de Madoff. L'institution n'a qu'une exposition indirecte par l'intermédiaire de prêts collatéralisés à des fonds mais ne s'attend à aucun impact négatif.

Aux Pays-Bas, en revanche, si Fortis Bank Nederland (Holding) N.V. n'est pas non plus exposé directement à Bernard Madoff Investment Securities LLC, des parts du groupe sont bien exposées à un risque certain par le biais de plusieurs fonds. Si la valeur des actifs de ces fonds, en conséquence de la fraude présumée, sont réduits à zéro, et que les clients concernés ne peuvent respecter leurs obligations, les dégâts pour Fortis Bank Nederland (Holding) N.V. pourraient s'élever à un montant compris entre 850 millions et 1 milliard d'euros, précise le groupe néerlandais dans un [communiqué].

Dexia, enfin, n'a consenti aucun investissement direct dans les fonds gérés par Madoff Investment Securities. Le groupe a malgré tout précisé, par voie de communiqué, que "les clients de banque privée de Dexia ont une exposition totale de 78 millions à des fonds qui ont principalement investi dans des fonds gérés par Madoff".

"Dexia est indirectement exposé, au travers d'opérations de prêts partiellement collatéralisés, à des fonds qui ont investi dans des fonds gérés par Madoff pour un montant brut de 164 millions d'euros. Si la valeur des actifs gérés par Madoff était réduite à zéro, les opérations de prêts précitées pourraient occasionner pour Dexia une perte après impôt de 85 millions d'euros."

ING, enfin, n'est pas exposé directement à la fraude de l'homme d'affaires américain Bernard Madoff. Le bancassureur néerlandais n'a pas non plus d'"importante exposition" via des clients et n'avait pas d'investissement dans Bernard Madoff Investment Securities via des fonds gérés par lui-même, a-t-il fait savoir mardi.

Les autorités américaines ont annoncé lundi la mise en liquidation de la société du gestionnaire de fonds Bernard Madoff, arrêté jeudi pour fraude, tout en avertissant les investisseurs de ne pas se faire d'illusions sur le montant des sommes pouvant être recouvrées. La Securities Investor Protection Corporation, chargée de protéger les intérêts des investisseurs clients de sociétés de courtage, a souligné que l'étendue des fraudes soupçonnées et l'état des comptes de la société rendaient ce dossier particulièrement difficile."Il est peu probable que la SIPC et l'administrateur chargé de la liquidation pourront transférer les comptes clients de la société à une maison de courtage solvable", a prévenu Stephen Harbeck, président de cet organisme, cité dans un communiqué.Bernard Madoff, célèbre gestionnaire de fonds de Wall Street et ex-président du conseil d'administration du Nasdaq, est accusé d'avoir monté une gigantesque fraude pyramidale portant sur 50 milliards de dollars. Il aurait payé les intérêts dus à ses clients les plus anciens grâce au capital apporté par les nouveaux.Les évaluations de pertes potentielles de banques ayant investi dans ses fonds se succédaient dans le monde lundi. Aucun grand établissement bancaire américain n'a toutefois fait état de pertes à ce jour.Chez nous, si KBC et Fortis Banque Belgique semblaient lundi soir peu concernés par l'escroquerie de Madoff, Dexia, indirectement exposé, a indiqué que certaines opérations de prêts pourraient occasionner pour le groupe une perte après impôt de 85 millions d'euros si la valeur des actifs gérés par la star déchue de Wall Street était réduite à zéro.KBC Groupe déclare ainsi, dans un communiqué, "n'avoir aucune exposition directe à Madoff Investment Securities. L'exposition indirecte, par l'intermédiaire de prêts collatéralisés à des fonds (de fonds), n'a aucune incidence sur le bénéfice de KBC." KBC a versé des avances sur des prêts en faveur de clients institutionnels qui ont investi dans des fonds gérés par Madoff Investment Securities, mais ne redoute aucune incidence matérielle, même indirecte.Fortis Banque Belgique a indiqué, dans un communiqué, ne pas être exposé directement aux investissements de Madoff. L'institution n'a qu'une exposition indirecte par l'intermédiaire de prêts collatéralisés à des fonds mais ne s'attend à aucun impact négatif.Aux Pays-Bas, en revanche, si Fortis Bank Nederland (Holding) N.V. n'est pas non plus exposé directement à Bernard Madoff Investment Securities LLC, des parts du groupe sont bien exposées à un risque certain par le biais de plusieurs fonds. Si la valeur des actifs de ces fonds, en conséquence de la fraude présumée, sont réduits à zéro, et que les clients concernés ne peuvent respecter leurs obligations, les dégâts pour Fortis Bank Nederland (Holding) N.V. pourraient s'élever à un montant compris entre 850 millions et 1 milliard d'euros, précise le groupe néerlandais dans un [communiqué].Dexia, enfin, n'a consenti aucun investissement direct dans les fonds gérés par Madoff Investment Securities. Le groupe a malgré tout précisé, par voie de communiqué, que "les clients de banque privée de Dexia ont une exposition totale de 78 millions à des fonds qui ont principalement investi dans des fonds gérés par Madoff". "Dexia est indirectement exposé, au travers d'opérations de prêts partiellement collatéralisés, à des fonds qui ont investi dans des fonds gérés par Madoff pour un montant brut de 164 millions d'euros. Si la valeur des actifs gérés par Madoff était réduite à zéro, les opérations de prêts précitées pourraient occasionner pour Dexia une perte après impôt de 85 millions d'euros."ING, enfin, n'est pas exposé directement à la fraude de l'homme d'affaires américain Bernard Madoff. Le bancassureur néerlandais n'a pas non plus d'"importante exposition" via des clients et n'avait pas d'investissement dans Bernard Madoff Investment Securities via des fonds gérés par lui-même, a-t-il fait savoir mardi.