Depuis 10 ans, Sofina ne cesse de briller sur Euronext Bruxelles. Le holding a progressivement amélioré sa communication, intégré le Bel20 et même passé le cap des 10 milliards d'euros de capitalisation en début d'année. L'engouement croissant des investisseurs s'explique par la dynamisation de la stratégie, Sofina ayant de plus en plus investi dans les nouvelles technologies et les pays émergents. Le hold...

Depuis 10 ans, Sofina ne cesse de briller sur Euronext Bruxelles. Le holding a progressivement amélioré sa communication, intégré le Bel20 et même passé le cap des 10 milliards d'euros de capitalisation en début d'année. L'engouement croissant des investisseurs s'explique par la dynamisation de la stratégie, Sofina ayant de plus en plus investi dans les nouvelles technologies et les pays émergents. Le holding a ainsi progressivement réduit ses participations historiques comme Deceuninck et Danone qui viennent de quitter son portefeuille. Parallèlement, il a profité de la vague d'introductions en Bourse d'entreprises numériques comme Airbnb, Uber ou le spécialiste britannique de l'e-commerce The Hut Group pour engranger des plus-values. Toutefois, les chiffres du premier semestre ont quelque peu gâché la fête. Certes, Sofina a comptabilisé un bénéfice de 1,6 milliard d'euros. Certes, sa valeur comptable a progressé de 16,7% en à peine six mois. Mais le holding a prévenu que la nouvelle réglementation sur le secteur de l'éducation privée en Chine avait eu un impact immédiat de 2-3% sur son portefeuille, soit de 210 à 315 millions d'euros. Ce contretemps a aussi rappelé aux investisseurs que l'action présentait une prime importante par rapport à sa valeur comptable de 308,72 euros fin juin. La majorité des analystes sont ainsi plus prudents par rapport au titre. La correction est toutefois rapide avec une baisse de 10% en un mois et pourrait rapidement offrir des opportunités. La stratégie de Sofina reste en effet très prometteuse à long terme. C'est même un des seuls véhicules d'investissement permettant à tout un chacun d'investir dans des sociétés de croissance non cotées, notamment des start-up technologiques en Inde.