Des réductions d'effectifs temporaires sont aussi à l'étude, a prévenu Sony sans les chiffrer précisément.

Le groupe espère réaliser 100 milliards de yens (833 millions d'euros) d'économies annuelles. "L'activité électronique a été particulièrement affectée par le brusque retournement de la conjoncture économique", a expliqué Sony dans un communiqué.

Sony dit avoir "déjà pris diverses mesures de court-terme, comme l'ajustement de la production, la réduction des dépenses de fonctionnement, la baisse des niveaux de stock" pour s'adapter à la nouvelle situation mondiale, mais le groupe juge cela insuffisant pour faire face à une telle adversité.

Sony subit d'une part l'impact du ralentissement des ventes de produits électroniques et d'autre part celui, tout aussi dommageable, de la hausse de la monnaie japonaise face au dollar, à l'euro et à plusieurs autres devises, un phénomène consécutif à la crise financière qui amoindrit sa compétitivité.

Par rapport à son plan initial d'objectifs à moyen terme, le géant entend réduire de 30% les investissements envisagés pour l'année budgétaire prochaine (avril 2009 à mars 2010) dans son activité d'appareils et composants électroniques.

Sony va notamment reporter l'augmentation envisagée de la production de téléviseurs à écran à cristaux liquides (LCD) en Europe, en raison d'une baisse de la demande.

La fermeture de deux usines à l'étranger -- dont celle qui produit des bandes magnétiques à Dax dans le sud-ouest de la France -- fait également partie des mesures d'urgence annoncées mardi, de même que la mise en sous-traitance d'une partie de la production additionnelle programmée de capteurs photos CMOS pour téléphones portables.

Via la combinaison de ces divers plans de réallocation ou cessation de production, Sony ne devrait plus compter qu'une cinquantaine d'usines en propre dans le monde d'ici mars 2010, contre 57 actuellement, si possible situées là où le rapport coûts/qualité est le plus avantageux.

Même si de nombreux industriels nippons des gros secteurs exportateurs (automobile, électronique) ont dû revoir récemment leurs prétentions financières et modifier leurs plans de production à cause du yen et de la crise, Sony est le premier à lancer un plan de restructuration aussi massif depuis l'aggravation de la crise mondiale à la mi-septembre (après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers).

Le groupe, dirigé par l'américain Howard Stringer secondé par l'ingénieur Ryoji Chubachi, avait déjà jeté un froid fin octobre en sabrant ses prévisions de résultats financiers.

Sony avait alors indiqué ne plus tabler que sur un bénéfice net annuel de 150 milliards de yens (1,25 milliard d'euros), contre 240 milliards de yens précédemment attendus et 290 milliards espérés initialement.

Quant à son estimation de bénéfice d'exploitation annuel, elle avait dans le même temps été divisée par plus de deux à 200 milliards de yens contre 470 milliards encore envisagés en juillet dernier.

Des réductions d'effectifs temporaires sont aussi à l'étude, a prévenu Sony sans les chiffrer précisément.Le groupe espère réaliser 100 milliards de yens (833 millions d'euros) d'économies annuelles. "L'activité électronique a été particulièrement affectée par le brusque retournement de la conjoncture économique", a expliqué Sony dans un communiqué.Sony dit avoir "déjà pris diverses mesures de court-terme, comme l'ajustement de la production, la réduction des dépenses de fonctionnement, la baisse des niveaux de stock" pour s'adapter à la nouvelle situation mondiale, mais le groupe juge cela insuffisant pour faire face à une telle adversité.Sony subit d'une part l'impact du ralentissement des ventes de produits électroniques et d'autre part celui, tout aussi dommageable, de la hausse de la monnaie japonaise face au dollar, à l'euro et à plusieurs autres devises, un phénomène consécutif à la crise financière qui amoindrit sa compétitivité.Par rapport à son plan initial d'objectifs à moyen terme, le géant entend réduire de 30% les investissements envisagés pour l'année budgétaire prochaine (avril 2009 à mars 2010) dans son activité d'appareils et composants électroniques.Sony va notamment reporter l'augmentation envisagée de la production de téléviseurs à écran à cristaux liquides (LCD) en Europe, en raison d'une baisse de la demande.La fermeture de deux usines à l'étranger -- dont celle qui produit des bandes magnétiques à Dax dans le sud-ouest de la France -- fait également partie des mesures d'urgence annoncées mardi, de même que la mise en sous-traitance d'une partie de la production additionnelle programmée de capteurs photos CMOS pour téléphones portables.Via la combinaison de ces divers plans de réallocation ou cessation de production, Sony ne devrait plus compter qu'une cinquantaine d'usines en propre dans le monde d'ici mars 2010, contre 57 actuellement, si possible situées là où le rapport coûts/qualité est le plus avantageux.Même si de nombreux industriels nippons des gros secteurs exportateurs (automobile, électronique) ont dû revoir récemment leurs prétentions financières et modifier leurs plans de production à cause du yen et de la crise, Sony est le premier à lancer un plan de restructuration aussi massif depuis l'aggravation de la crise mondiale à la mi-septembre (après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers).Le groupe, dirigé par l'américain Howard Stringer secondé par l'ingénieur Ryoji Chubachi, avait déjà jeté un froid fin octobre en sabrant ses prévisions de résultats financiers.Sony avait alors indiqué ne plus tabler que sur un bénéfice net annuel de 150 milliards de yens (1,25 milliard d'euros), contre 240 milliards de yens précédemment attendus et 290 milliards espérés initialement.Quant à son estimation de bénéfice d'exploitation annuel, elle avait dans le même temps été divisée par plus de deux à 200 milliards de yens contre 470 milliards encore envisagés en juillet dernier.