Alors que le scandale du libor avait déjà largement terni la réputation de la City, une autre banque britannique défraie la chronique. Standard Chartered aurait en effet violé les lois anti-blanchiment américaines en traitant avec les banques iraniennes. Les transactions litigieuses porteraient sur pas moins de 250 milliards de dollars en sept ans permettant à la banque britannique d'engranger des centaines de millions de dollars de bénéfices.

Le scandale pourrait toutefois lui coûter très cher. Un analyste britannique estime ainsi les coûts à 5,5 milliards de dollars et Standard Chartered pourrait perdre son agrément dans l'État de New-York, berceau de Wall Street et du dollar américain. La perte de cette licence l'empêcherait d'effectuer des opérations en dollars US pour ses clients business aux États-Unis et dans les pays émergents où elle est très active.

Standard Chartered a tenté de désamorcer la bombe en indiquant que 99,9% de ses opérations avec l'Iran étaient en règle et que le total des transactions ne respectant pas la loi américaine s'élevait à moins de 14 millions de dollars. Mais les investisseurs craignent manifestement le pire, la banque britannique chutant de 24% à la mi-séance.

Cédric Boitte

www.accioz.be

Alors que le scandale du libor avait déjà largement terni la réputation de la City, une autre banque britannique défraie la chronique. Standard Chartered aurait en effet violé les lois anti-blanchiment américaines en traitant avec les banques iraniennes. Les transactions litigieuses porteraient sur pas moins de 250 milliards de dollars en sept ans permettant à la banque britannique d'engranger des centaines de millions de dollars de bénéfices.Le scandale pourrait toutefois lui coûter très cher. Un analyste britannique estime ainsi les coûts à 5,5 milliards de dollars et Standard Chartered pourrait perdre son agrément dans l'État de New-York, berceau de Wall Street et du dollar américain. La perte de cette licence l'empêcherait d'effectuer des opérations en dollars US pour ses clients business aux États-Unis et dans les pays émergents où elle est très active.Standard Chartered a tenté de désamorcer la bombe en indiquant que 99,9% de ses opérations avec l'Iran étaient en règle et que le total des transactions ne respectant pas la loi américaine s'élevait à moins de 14 millions de dollars. Mais les investisseurs craignent manifestement le pire, la banque britannique chutant de 24% à la mi-séance. Cédric Boittewww.accioz.be