En d'autres termes, le consensus selon lequel le redressement est destinéà une courte vie et prendra fin plutôt demain qu'après-demain, est aujourd'hui aussi ancré que l'opinion commune qui estimait, depuis le début de l'année jusqu'à il y a quelques semaines, qu'un redressement des Bourses n'était pas envisageable à court terme, qu'il fallait préférer les obligations des entreprises aux actions et que les téméraires qui se risquaient quand même à acheter des actions devaient privilégier les valeurs défensives et surtout pas cycliques. C'est ainsi que ces dernières semaines, les investisseurs s'arrachaient l'émission de Bekaert et l'émission d'une obligation convertible de ArcelorMittal, tandis que les actions des deux sociétés, fortement "exposées" aux pays en développement, pouvaient être acquises sans peine à des prix dérisoires. L'action Bekaert a grimpé de 50 % en à peine trois semaines, tandis que l'action du plus grand groupe sidérurgique au monde a gagné 30 % en l'espace d'une semaine et demie.

Voilà qui prouve que le redressement à la suite d'une grave chute est toujours explosif, surtout en ce qui concerne les valeurs cycliques qui se sont littéralement effondrées. Cependant, une majorité des investisseurs feint d'ignorer pour l'instant cette remontée ou en prédit la fin prochainement. C'est bien dommage parce qu'après la débâcle boursière de l'année écoulée, ils manquent la partie la plus spectaculaire et la plus facile du mouvement de redressement. Ces investisseurs en actions qui ont déjà subi de lourdes pertes passent à côté d'une énorme occasion de déjà compenser une partie des dégâts encourus l'année passée.

Malheureusement, c'est toujours pareil ! Nous le répétons, une hausse découle d'un pessimisme profond et se développe malgré un scepticisme tenace. Nous pensons donc que le mois d'avril, crucial (voir la contribution précédente), ne réduira pas la croissance des Bourses à néant. Il y a tant d'investisseurs qui vont grincer des dents pour finalement revenir vers les marchés d'actions. C'est précisément pour cette raison que nous n'avons cessé de clamer ces dernières semaines et mois qu'il n'y avait qu'une chose à faire : consolider sa position en actions ! Si vous l'avez fait, vous n'avez pas aujourd'hui le misérable sentiment de manquer un joli redressement boursier. Il est plus que probable que nous n'assistions pas à une hausse solide de plusieurs années comme nous en avons connue entre 2003 et 2007, mais il nous paraît peu probable, par contre, que cette hausse se limite à quelques semaines. D'ici là, bonne fête de Pâques !

Danny Reweghs, directeur Stratégie du magazine Cash

En d'autres termes, le consensus selon lequel le redressement est destinéà une courte vie et prendra fin plutôt demain qu'après-demain, est aujourd'hui aussi ancré que l'opinion commune qui estimait, depuis le début de l'année jusqu'à il y a quelques semaines, qu'un redressement des Bourses n'était pas envisageable à court terme, qu'il fallait préférer les obligations des entreprises aux actions et que les téméraires qui se risquaient quand même à acheter des actions devaient privilégier les valeurs défensives et surtout pas cycliques. C'est ainsi que ces dernières semaines, les investisseurs s'arrachaient l'émission de Bekaert et l'émission d'une obligation convertible de ArcelorMittal, tandis que les actions des deux sociétés, fortement "exposées" aux pays en développement, pouvaient être acquises sans peine à des prix dérisoires. L'action Bekaert a grimpé de 50 % en à peine trois semaines, tandis que l'action du plus grand groupe sidérurgique au monde a gagné 30 % en l'espace d'une semaine et demie. Voilà qui prouve que le redressement à la suite d'une grave chute est toujours explosif, surtout en ce qui concerne les valeurs cycliques qui se sont littéralement effondrées. Cependant, une majorité des investisseurs feint d'ignorer pour l'instant cette remontée ou en prédit la fin prochainement. C'est bien dommage parce qu'après la débâcle boursière de l'année écoulée, ils manquent la partie la plus spectaculaire et la plus facile du mouvement de redressement. Ces investisseurs en actions qui ont déjà subi de lourdes pertes passent à côté d'une énorme occasion de déjà compenser une partie des dégâts encourus l'année passée. Malheureusement, c'est toujours pareil ! Nous le répétons, une hausse découle d'un pessimisme profond et se développe malgré un scepticisme tenace. Nous pensons donc que le mois d'avril, crucial (voir la contribution précédente), ne réduira pas la croissance des Bourses à néant. Il y a tant d'investisseurs qui vont grincer des dents pour finalement revenir vers les marchés d'actions. C'est précisément pour cette raison que nous n'avons cessé de clamer ces dernières semaines et mois qu'il n'y avait qu'une chose à faire : consolider sa position en actions ! Si vous l'avez fait, vous n'avez pas aujourd'hui le misérable sentiment de manquer un joli redressement boursier. Il est plus que probable que nous n'assistions pas à une hausse solide de plusieurs années comme nous en avons connue entre 2003 et 2007, mais il nous paraît peu probable, par contre, que cette hausse se limite à quelques semaines. D'ici là, bonne fête de Pâques ! Danny Reweghs, directeur Stratégie du magazine Cash