La deuxième vague de coronavirus en Europe et les élections américaines ont eu raison de l'optimisme des investisseurs. D'autant que l'imminence de ces mêmes élections a gelé le projet de plan de relance aux Etats-Unis, attendu depuis la fin du printemps, et a éclipsé des chiffres microéconomiques rassurants. En e...

La deuxième vague de coronavirus en Europe et les élections américaines ont eu raison de l'optimisme des investisseurs. D'autant que l'imminence de ces mêmes élections a gelé le projet de plan de relance aux Etats-Unis, attendu depuis la fin du printemps, et a éclipsé des chiffres microéconomiques rassurants. En effet, 86% des entreprises ayant dévoilé leurs résultats du troisième trimestre ont fait mieux que prévu. Et selon le dernier consensus Factset, les entreprises du S&P 500 ont vu leurs bénéfices reculer de 10% cet été, ce qui marque une nette amélioration par rapport au deuxième trimestre (-32%) et au consensus des analystes fin septembre (-21%). Contrairement à l'économie, les profits des entreprises américaines connaissent donc une reprise en V bien plus rapide que lors de la crise financière. Par comparaison, au troisième trimestre 2009, soit globalement sept mois après le début du rebond boursier, le recul des profits était encore de 16% par rapport à des chiffres de 2008 déjà déprimés. Désormais, le S&P 500 peut compter sur les technologies et la santé. Pour les autres secteurs, comme la consommation discrétionnaire (-17%) ou l'industrie (-51%), 2020 a par contre des airs de 2009. Le secteur énergétique devrait même subir une perte guère surprenante au vu du prix du pétrole. Les perspectives restent aussi difficiles avec des stocks qui atteignent des records, à près de 5 milliards de barils selon l'Agence internationale de l'énergie.