Dans un communiqué publié lundi soir à New York, le groupe né en avril 2008 du rachat du groupe britannique Reuters par son concurrent canadien Thomson Corp, a expliqué qu'unifier sa structure capitalistique serait "dans l'intérêt de tous ses actionnaires", qui devront se prononcer sur l'opération lors d'une assemblée générale prévue le 7 août.

Actuellement, le groupe Thomson Reuters, dont le siège est à New York, est composé de deux branches, l'une établie au Canada, Thomson Reuters Corporation, et l'autre établie en Grande-Bretagne, Thomson Reuters Plc, qui disposent d'actionnaires distincts.

Le groupe est coté en tout sur quatre places boursières différentes (Bourse de Toronto, New York Stock Exchange - NYSE, Bourse de Londres et Nasdaq).

Le conseil d'administration propose de ne conserver qu'une seule entité, Thomson Reuters Corporation, qui serait cotée uniquement à Toronto et sur le NYSE. L'opération se ferait via la distribution d'actions de la branche canadienne aux actionnaires de Thomson Reuters Plc.

"Quand nous avons créé Thomson Reuters, nous pensions qu'une structure de cotation duale était le meilleur moyen pour les actionnaires de Reuters de continuer à investir dans notre capital et de participer à notre croissance", a rappelé le patron du groupe Tom Glocer, cité dans le communiqué.

"Cependant, les actionnaires de Thomson Reuters ont changé
considérablement et les actionnaires britanniques ne représentent plus que 5% de l'actionnariat total", a-t-il expliqué.

Si les actionnaires donnent leur feu vert, ces changements devraient intervenir au troisième trimestre de l'année en cours.