Ventes des activités non-stratégiques

UCB a annoncé la vente d'un portefeuille de marques en Inde pour 118 millions, une opération attendue mais à un prix supérieur. Les rumeurs de début mars évoquaient en effet un prix de 135 millions de dollars, soit 126 millions d'euros. Le groupe biopharmaceutique a dû revoir ses prétentions à la baisse comme pour Kremers Urban. Les premières rumeurs estivales évoquaient un prix de jusqu'à 2 milliards de dollars pour la société américaine active dans les génériques de spécialité. UCB avait finalement trouvé un accord avec Advent et Avista pour un prix de 1,5 milliard de dollars mais les acquéreurs se sont depuis désistés en raison d'une demande d'études supplémentaires de la FDA pour un produit. Le groupe biopharmaceutique précisait en début d'année laisser sa filiale à l'étalage.

Besoin de cash pour la R&D et les dividendes

Ces cessions peuvent apparaître inutiles, le trio de nouveaux médicaments d'UCB (Cimzia-Vimpat-Neupro) montant progressivement en gamme pour se rapprocher de son potentiel estimé à un peu plus de 3 milliards de ventes annuelles. Le groupe biopharmaceutique fait toutefois face à de lourdes dépenses à R&D : près de 28% de ses revenus en 2014 contre une proportion de 15% par exemple pour le pôle pharmacie de Sanofi. Conséquence directe, les flux de trésorerie s'avèrent insuffisants. Hors variation du fonds de roulement (non-récurrent et assez aléatoire), les activités ne génèrent pas assez de cash pour financer les investissements. Les intérêts sur la dette et les dividendes doivent ainsi être financés par des cessions ou à crédit. Les ventes d'activités ont toutefois tendance à renchérir la valorisation du titre qui affiche un multiple de 43 fois les profits par rapport à sa prévision haute pour 2015 (de 1,40 à 1,55 euro par action).