Plusieurs circonstances se sont liguées contre l'entreprise au deuxième semestre. Ainsi, un printemps ensoleillé a été suivi par un été plutôt humide. Et ce n'est pas une bonne nouvelle pour un fabricant de préformes et bouteilles dont 70 % de la production (en volume) est destinée à contenir de l'eau et des boissons fraîches. De plus, 2011 a été marquée par une évolution très atypique des prix des matières premières (forte hausse au printemps, brutale chute ensuite). Conséquence : Resilux a dû acheter ses matières premières au prix fort, alors que les ventes aux clients s'effectuaient dans un contexte de baisse des cours. Enfin, les conséquences de la crise de la dette se sont fait de plus en plus sentir à mesure que l'année avançait. Et cette crise a touché tout particulièrement l'Europe du Sud, où elle a énormément perturbé les octrois de crédit. Resilux a ainsi été contrainte d'enregistrer pour 1,8 million EUR de dépréciations sur des "clients à problèmes".

Tous ces facteurs additionnés ont donné lieu à un mauvais deuxième semestre qui a gâché les résultats 2011. Comparez vous-même. Le producteur de PET a vu son chiffre d'affaires progresser de 30,6 % au premier semestre, à 155,2 millions EUR. Après 12 mois, la hausse des ventes s'était ralentie à +23 %, pour un chiffre d'affaires total de 286,5 millions EUR. Mais cette augmentation est surtout la conséquence de la hausse des cours des matières premières. La croissance de la "valeur ajoutée" constitue à ce titre un meilleur critère. À la fin du premier semestre, elle atteignait 17 % à environ 32 millions EUR; à la fin de l'année, elle avait baissé à +6 %, à 55,9 millions EUR. Fin juin, le résultat opérationnel (EBIT) affichait une croissance légèrement inférieure à 20 % à 12,1 millions EUR. Fin décembre, l'EBIT avait baissé de 18 % à 14,7 millions EUR. Le bénéfice opérationnel n'a donc pas dépassé 2,6 millions EUR au deuxième semestre ! Le bénéfice net avait progressé de 7,1 % à 7,6 millions entre janvier et juin ; de janvier à décembre, il ne dépasse pas 8 millions EUR, soit une baisse de 35 %. Par action, le bénéfice net est ainsi en recul de 6,18 à 4,60 EUR. L'entreprise n'a guère gagné d'argent au deuxième semestre. Le dividende est cependant maintenu à 1,65 EUR brut par action. Bien qu'elle soit le fruit d'une stratégie délibérée, l'augmentation de la dette financière nette de 45 % à 44,4 millions EUR est également à noter.

A plus long terme, les perspectives restent très favorables pour Resilux. L'entreprise a énormément investi ces dernières années et entrevoit dès lors de nombreuses opportunités d'augmenter sa part de marché : peu de nouveaux producteurs devraient pénétrer dans ce secteur au cours des années à venir et de nombreux concurrents locaux n'ont pas les moyens d'investir dans une nouvelle réduction du poids des préformes et bouteilles PET. La bonne diversification géographique du groupe est un autre atout crucial. Les résultats de 2011 déçoivent, mais ils s'expliquent notamment par la conjonction malheureuse de plusieurs éléments défavorables. La baisse du cours vers les 50 EUR constitue dès lors une chance de racheter l'action. Digne d'achat.

Danny Reweghs

Plusieurs circonstances se sont liguées contre l'entreprise au deuxième semestre. Ainsi, un printemps ensoleillé a été suivi par un été plutôt humide. Et ce n'est pas une bonne nouvelle pour un fabricant de préformes et bouteilles dont 70 % de la production (en volume) est destinée à contenir de l'eau et des boissons fraîches. De plus, 2011 a été marquée par une évolution très atypique des prix des matières premières (forte hausse au printemps, brutale chute ensuite). Conséquence : Resilux a dû acheter ses matières premières au prix fort, alors que les ventes aux clients s'effectuaient dans un contexte de baisse des cours. Enfin, les conséquences de la crise de la dette se sont fait de plus en plus sentir à mesure que l'année avançait. Et cette crise a touché tout particulièrement l'Europe du Sud, où elle a énormément perturbé les octrois de crédit. Resilux a ainsi été contrainte d'enregistrer pour 1,8 million EUR de dépréciations sur des "clients à problèmes".Tous ces facteurs additionnés ont donné lieu à un mauvais deuxième semestre qui a gâché les résultats 2011. Comparez vous-même. Le producteur de PET a vu son chiffre d'affaires progresser de 30,6 % au premier semestre, à 155,2 millions EUR. Après 12 mois, la hausse des ventes s'était ralentie à +23 %, pour un chiffre d'affaires total de 286,5 millions EUR. Mais cette augmentation est surtout la conséquence de la hausse des cours des matières premières. La croissance de la "valeur ajoutée" constitue à ce titre un meilleur critère. À la fin du premier semestre, elle atteignait 17 % à environ 32 millions EUR; à la fin de l'année, elle avait baissé à +6 %, à 55,9 millions EUR. Fin juin, le résultat opérationnel (EBIT) affichait une croissance légèrement inférieure à 20 % à 12,1 millions EUR. Fin décembre, l'EBIT avait baissé de 18 % à 14,7 millions EUR. Le bénéfice opérationnel n'a donc pas dépassé 2,6 millions EUR au deuxième semestre ! Le bénéfice net avait progressé de 7,1 % à 7,6 millions entre janvier et juin ; de janvier à décembre, il ne dépasse pas 8 millions EUR, soit une baisse de 35 %. Par action, le bénéfice net est ainsi en recul de 6,18 à 4,60 EUR. L'entreprise n'a guère gagné d'argent au deuxième semestre. Le dividende est cependant maintenu à 1,65 EUR brut par action. Bien qu'elle soit le fruit d'une stratégie délibérée, l'augmentation de la dette financière nette de 45 % à 44,4 millions EUR est également à noter. A plus long terme, les perspectives restent très favorables pour Resilux. L'entreprise a énormément investi ces dernières années et entrevoit dès lors de nombreuses opportunités d'augmenter sa part de marché : peu de nouveaux producteurs devraient pénétrer dans ce secteur au cours des années à venir et de nombreux concurrents locaux n'ont pas les moyens d'investir dans une nouvelle réduction du poids des préformes et bouteilles PET. La bonne diversification géographique du groupe est un autre atout crucial. Les résultats de 2011 déçoivent, mais ils s'expliquent notamment par la conjonction malheureuse de plusieurs éléments défavorables. La baisse du cours vers les 50 EUR constitue dès lors une chance de racheter l'action. Digne d'achat. Danny Reweghs