Il est évidemment prématuré d'en conclure que la correction est finie. Nous ne sommes pas à l'abri d'un durcissement/élargissement du conflit. De plus, les prix de l'énergie demeurent extrêmement volatils, ce qui peut attiser l'inflation et freiner la croissance économique. Une combinaison toxique qui rappelle à chaqu...

Il est évidemment prématuré d'en conclure que la correction est finie. Nous ne sommes pas à l'abri d'un durcissement/élargissement du conflit. De plus, les prix de l'énergie demeurent extrêmement volatils, ce qui peut attiser l'inflation et freiner la croissance économique. Une combinaison toxique qui rappelle à chaque fois aux marchés la terrible stagflation des années 1970. Toutefois, l'espoir d'un printemps ensoleillé en Bourse est également permis. Les marchés d'actions ont pour habitude de rebondir aussi rapidement qu'ils ont chuté lors d'un conflit géopolitique. Depuis 1939, l'indice américain S&P 500 connaît ainsi en moyenne une baisse de 5,7% en 15 séances et récupère ensuite ses pertes en l'espace de 16 séances. En ce qui concerne l'inflation, la Réserve fédérale américaine (Fed) a relevé ses taux de 0,25% la semaine dernière. Et ce lundi, Jerome Powell, président de la Fed, a évoqué un nouveau relèvement de 0,50% début mai afin de freiner l'emballement des prix. Si cela est sans effet sur l'approvisionnement en matières premières, cette stratégie a fait rebondir les taux des crédits hypothécaires aux Etats-Unis: de 3,11% fin 2021 à 4,16% pour le taux de référence à 30 ans. Voilà qui devrait refroidir le marché immobilier, une importante composante de l'inflation sous-jacente outre-Atlantique. D'autant plus que les Américains ont commencé à puiser dans leur épargne excédentaire accumulée durant la pandémie.