Sa filiale télécoms brésilienne GVT suscite en effet peu d'intérêt. Le groupe américain DirecTV, dernier candidat industriel intéressé par une reprise de GVT a ainsi jeté le gant hier. Seul un consortium financier emmené par KKR reste en lice pour le rachat de l'opérateur télécoms brésilien. Selon des sources proches du dossier, son offre serait toutefois d'à peine 5 milliards d'euros alors que DirecTV proposait 6 milliards pour GVT et que Vivendi souhaitait en obtenir 7 milliards.

Sauf retournement de situation, Vivendi va donc conserver GVT dans le but de poursuivre son développement en interne, ce qui forcera toutefois le conglomérat à revoir sa stratégie étant donné qu'il comptait initialement utiliser les fonds issus de la vente de GVT pour réduire ses dettes et procéder à la fusion de SFR et de Numericable. Il devra au contraire désormais veiller au financement des investissements nécessaires à l'opérateur brésilien. Par ailleurs, la vente de ses 53% dans Maroc Télécom (évalués à 4,5 milliards) est également parsemée d'embûches, Vivendi devant notamment obtenir le feu vert du Roi du Maroc.

Cédric Boitte

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