Le spécialiste des fonds Morningstar a décerné ses récompenses aux meilleurs gestionnaires d'actifs et de fonds d'investissement présents sur le marché belge. Nous avons interrogé les lauréats quant à leurs stratégies et leurs objectifs pour les mois à venir.
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Le spécialiste des fonds Morningstar a décerné ses récompenses aux meilleurs gestionnaires d'actifs et de fonds d'investissement présents sur le marché belge. Nous avons interrogé les lauréats quant à leurs stratégies et leurs objectifs pour les mois à venir. Pour la troisième année consécutive, le fonds d'Axa Investment Managers a remporté la catégorie du meilleur fonds investi en actions belges, avec une performance supérieure à 31% durant l'exercice écoulé. Ce produit est géré par Jérôme Antonini depuis Paris, une gestion collégiale qui s'inscrit dans une parfaite continuité avec la philosophie d'investissement mise en place depuis une dizaine d'années, une période durant laquelle Axa B Fund Equity Belgium affiche une performance annualisée supérieure à 10%. En un peu plus d'un an, les actifs sous gestion ont progressé de 52 millions d'euros, à plus de 90 millions, une performance commerciale remarquable pour un produit qui reste essentiellement distribué dans le réseau belge d'Axa Banque Belgique. " Notre philosophie d'investissement repose sur la conviction que la performance boursière (cours et dividendes) est corrélée à la performance économique des sociétés à long terme, précise Jérôme Antonini. Le fonds aura une approche patrimoniale, en détenant exclusivement des sociétés ayant une croissance visible et soutenable et en restant à l'écart d'entreprises exposées à des risques systémiques, par essence difficiles à appréhender. " Parmi les principales positions du fonds, nous trouvons des pensionnaires de l'indice Bel 20 comme GBL, UCB, Sofina, Barco ou Galapagos, mais également une proposition importante de moyennes capitalisations telles que D'Ieteren, Elia, Aedifica, Fagron, Xior Student Housing. Six valeurs du top 10 faisaient déjà partie des principales positions au début de l'année 2019. " Des titres comme Galapagos, Barco ou D'Ieteren ont particulièrement bien soutenu la performance de la stratégie en 2019, poursuit-il. L'objectif du fonds n'est pas de battre des concurrents ou un indice, mais d'investir dans des sociétés à même d'offrir des perspectives attractives sur le long terme. " Dans la pratique, le taux de rotation du portefeuille sera relativement limité et la concentration relativement élevée, avec une trentaine de positions en portefeuille et plus de 50% des actifs sous gestion positionnés sur les 10 principales lignes. " Le portefeuille a été progressivement construit en fonction des opportunités d'achat et est constitué de convictions à long terme. " Pour l'exercice 2020, Jérôme Antonini estime qu'il ne faut pas spécialement se focaliser sur les incertitudes qui peuvent exister actuellement au niveau global (d'un point de vue politique, géopolitique ou même sanitaire), mais continuer de privilégier les sociétés qui peuvent continuer à se développer à long terme, et créer beaucoup de valeur pour leurs actionnaires. " Nous continuons d'apprécier le vivier de sociétés belges, avec bon nombre de sociétés qui ont su se positionner sur des niches attractives avec des propositions innovantes et différenciées, en particulier sur des secteurs d'excellence comme la santé, l'immobilier et les holdings ", déclare Jérôme Antonini. Ces trois segments représentaient récemment plus de 60% des actifs sous gestion du fonds. " Dans l'immobilier, nous apprécions particulièrement les acteurs ayant un positionnement fort sur des niches du secteur connaissant une augmentation significative des besoins comme les maisons de retraite, la logistique ou les résidences étudiantes, ajoute-t-il. La biotech est également une spécificité belge, avec une proportion élevée de sociétés innovantes et crédibles au niveau européen. Nous aimons aussi les sociétés pharmaceutiques plus classiques quand elles font preuve d'innovation. Enfin, le secteur des holdings est caractérisé par des retours attractifs pour les investisseurs et par une grande variété des stratégies d'investissement mises en place (coté/non coté, concentration/diversification, grandes entreprises/ PME). " Pour Jérôme Antonini, les valorisations des sociétés à court terme n'ont pas vraiment beaucoup d'importance sur la stratégie mise en place au niveau du fonds. " Notre philosophie de gestion est axée sur la protection du patrimoine de nos investisseurs et sur l'appréciation du capital à long terme. Dans la pratique, nous regardons peu les valorisations à court terme. Et comme le marché évolue rarement de manière linéaire, des corrections sont possibles sans que cela affecte l'allocation de notre portefeuille. " Le segment des obligations d'entreprise émises en euros n'est pas toujours celui qui présente les meilleures perspectives, en particulier avec les politiques menées par les banques centrales qui ont racheté beaucoup de titres sur ce segment du marché durant les dernières années. Avec Patrick Vogel, Schroders dispose toutefois d'un gestionnaire talentueux, qui est parvenu à dégager une progression de 8,8% en 2019. A la tête de Schroders ISF EURO Corporate Bond depuis septembre 2012, Patrick Vogel gère un portefeuille d'une taille très importante (plus de 10 milliards d'euros en actifs sous gestion) et extrêmement diversifié, avec 300 à 500 lignes dans le portefeuille. La large majorité des actifs sous gestion est exposée sur la dette Investment Grade, le segment le moins risqué de la dette d'entreprise en Europe ; tandis que la dette à haut rendement ne représente actuellement qu'une portion inférieure à 10% des actifs sous gestion. " Notre sélection de titres est la principale cause de notre surperformance, et notamment un positionnement relativement défensif sur certains segments tels que l'immobilier ou les financières ", explique Patrick Vogel. Sur une période de cinq ans, la performance annualisée s'est élevée à 3,2%, ce qui est suffisant pour se voir attribuer la notation cinq étoiles de la part de Morningstar avec un rating Bronze. " Nous sommes des gestionnaires actifs et nous cherchons à profiter des inefficiences qui peuvent se présenter sur les différents segments du marché obligataire. " Ceci se traduit par un taux de rotation qui sera relativement élevé (entre 80 et 100% par an). La stratégie d'investissement utilisera une approche thématique afin d'identifier les entreprises exposées sur plusieurs tendances de long terme, avec également une politique de contrôle des risques afin de limiter les pertes. " Utiliser des thématiques (séculaires, environnementales, sociales) permet de donner un cadre prospectif à nos équipes de recherche, poursuit Patrick Vogel. Nous avons également tendance à avoir une conviction plus importante sur les sociétés exposées sur plusieurs thèmes identifiés. " Par exemple, l'exposition de la stratégie sur le secteur immobilier a eu tendance à augmenter fortement ces derniers trimestres (de 8 vers 12% des actifs sous gestion) en raison de l'exposition sur plusieurs thématiques de long terme. " Le secteur bénéficie de conditions de financement très favorables, tandis que les valorisations des actifs immobiliers sont dopées par les politiques monétaires, ajoute-t-il. Il bénéficie également de la tendance à l'urbanisation qui augmente la demande de biens immobiliers. " Les émissions reprises dans le portefeuille proviennent principalement d'Europe, mais avec une pondération inférieure à l'indice de référence (58% contre 68%). Au sein de cette poche, l'Espagne est surpondérée par rapport au core européen. Schroders ISF EURO Corporate Bond est également fortement exposé sur la dette en euro des entreprises britanniques, qui représente 21% des actifs sous gestion (contre 8% dans l'indice de référence). " Les institutions financières britanniques sont bien capitalisées, et sont bien placées pour traverser les incertitudes liées aux Brexit. La faible croissance des crédits sur les dernières années permet d'être optimiste quant à leur situation financière. " Patrick Vogel souligne toutefois que ce positionnement est devenu moins attractif, maintenant qu'une plus grande clarté est faite quant au processus de sortie de l'Union européenne. Pour 2020, Patrick Vogel estime que les fondamentaux restent relativement neutres sur le segment de la dette d'entreprise en euro, avec des résultats qui seront sous pression tandis que la banque centrale va maintenir ses conditions très accommodantes. " D'un point de vue historique, le différentiel de taux avec le taux sans risque européenne n'indique pas une valorisation trop élevée du marché. En 2020, la majorité de la performance proviendra probablement des coupons. " " Dans l'ensemble, nous maintenons un positionnement plus conservateur, avec des surpondérations importantes sur des secteurs défensifs et peu cycliques comme les soins de santé, les télécoms ou les utilities. " Les incertitudes liées au coronavirus sont susceptibles de créer de la volatilité, mais la disruption économique devrait être limitée par les politiques de soutien qui seront mises en place, notamment en Chine. Après avoir remporté la catégorie des fonds flexibles l'année dernière avec son produit mixte prudent DPAM Horizon B Balanced Conservative, Degroof Petercam Asset Management (DPAM) a de nouveau remporté cette récompense avec son fonds de fonds DPAM L - Global Target Income, un produit flexible avec une stratégie d'investissement très différente de son prédécesseur. " Il s'agit d'une sélection de différentes stratégies proposées par DPAM qui nous permet de minimiser les frais de gestion et d'avoir une vue en temps réel sur les différentes positions entrant dans la composition du portefeuille, indique Frederiek Van Holle, cogestionnaire du fonds). Nous proposons le meilleur des expertises disponibles en interne au niveau de la gestion active, de l'allocation de portefeuille, et de la durabilité. " L'autre grande caractéristique de DPAM L - Global Target Income est d'être un produit systématique, dont les allocations seront déterminées par un algorithme quantitatif. " Ce n'est toutefois pas une gestion automatisée à 100%. Nous gardons un droit de regard sur les décisions du modèle, même si nous avons généralement tendance à suivre les allocations proposées ". Dans la pratique, le fonds sera exposé sur des produits investissant sur des classes d'actifs bien identifiées (par exemple les actions américaines ou la dette à haut rendement au niveau global). Le fonds est géré depuis sa création en 2014 par Frederiek Van Holle, avec le renfort (en 2016) de Joeri Willems suite à la fusion entre la Banque Degroof et Petercam. En 2019, ce fonds a dégagé une performance de 12,7% avec une très faible volatilité, un niveau suffisant pour se voir octroyer cinq étoiles chez Morningstar. Sur les cinq dernières années, le fonds a dégagé une performance annualisée supérieure à 3,5%. " Notre philosophie d'investissement est de rétablir la composante revenu pour les investisseurs, en visant un revenu sur le portefeuille de 3% par an ", avec un positionnement qui visera donc des classes d'actifs comme la dette à haut rendement, la dette émergente ou les actions à dividende. " L'investisseur aura le choix de capitaliser ce rendement ou de recevoir un coupon trimestriel ", ajoute Frederiek Van Holle. Les gestionnaires viseront également un contrôle du risque très étroit, le but étant d'atteindre un revenu de 3% par an avec une volatilité réduite au minimum. " Une telle gestion va nécessiter une allocation très dynamique, avec des rééquilibrages qui interviendront chaque semaine sans avoir besoin de suivre un indice de référence. " Si l'ensemble des positions baissent, le fonds dispose de mécanismes qui vont lui permettre de sortir des marchés. " En 2018, nous sommes ainsi parvenus à réduire l'amplitude de notre baisse par rapport à la concurrence, se rappelle Frederiek Van Holle. Et inversément, si tous les marchés montent, nous aurons la liberté d'augmenter le budget de risque, de sorte que nous aurons un profil asymétrique qui nous fera participer aux mouvements de hausse tout en limitant le risque de pertes en capital. " Dans l'environnement actuel, Frederiek Van Holle souligne qu'il n'y a pas vraiment de raison pour laquelle les banques centrales seraient susceptibles de relever leur taux. " Notre stratégie dispose d'une grande flexibilité pour s'adapter aux changements des conditions de marché, soit en sortant des positions actions, soit en se couvrant contre une remontée des taux. " Durant l'exercice 2019, le modèle a ainsi progressivement renforcé l'exposition sur les actions, même si le portefeuille reste très largement exposé sur la dette d'entreprise à haut rendement au travers de trois fonds qui pèsent plus de 40% des actifs sous gestion. " Notre modèle va constamment rechercher la voie la plus facile pour atteindre son objectif de revenus. A l'heure actuelle, la corrélation entre le risque taux et le risque actions est très négative. Dès lors, combiner des actions avec des obligations mitige le risque au niveau du portefeuille. " Le portefeuille est actuellement exposé à 30% sur les actions (contre un maximum historique de 33%). Après avoir remporté la catégorie des meilleurs fonds en actions européennes pendant deux années consécutives avec MFS Meridian European Value, le gestionnaire anglo-saxon a remporté un nouvel award avec MFS Meridian Funds - European Research Fund A1 EUR, un produit supervisé depuis 2006 par Gabrielle Gourgey. Ce fonds a reçu un rating Argent de la part des analystes de Morningstar, ainsi qu'une notation cinq étoiles justifiée par une performance annualisée proche de 8% durant les cinq derniers exercices. Cette stratégie reprend les meilleures idées d'investissement provenant de l'équipe de 11 analystes sectoriels basée à Londres, qui affiche une expérience moyenne de 13 ans. " L'analyse fondamentale est au coeur de notre processus d'investissement, et se base sur une analyse détaillée des différentes sociétés et de leur industrie, avec des contacts fréquents avec les directions des groupes mais également avec des concurrents, des fournisseurs, des consultants ou des spécialistes du secteur ", précise Gabrielle Gougey. Sur cette base, les analystes développent des modèles sur plusieurs années, qui vont permettre d'identifier les forces et les faiblesses d'une société, et déterminer si le marché valorise correctement une opportunité d'investissement. " Chaque analyste est responsable d'améliorer sa compréhension des deux ou trois secteurs sur lesquels il se spécialise, et d'identifier les pressions concurrentielles, les perspectives de croissance, l'environnement règlementaire ou la sensibilité au cycle économique. " Les décisions dans le portefeuille sont prises à la majorité des personnes présentes lors des réunions hebdomadaires dirigées par Gabrielle Gourgey. La rémunération de l'équipe privilégie une approche d'investissement de long terme, qui permet d'aligner les intérêts de l'équipe de gestion avec ceux des investisseurs. L'univers d'investissement n'est pas limité aux seules grandes capitalisations. Et plus de 35% des actifs sous gestion sont d'ailleurs exposés sur les petites et moyennes capitalisations, même si les 10 principales positions du fonds font la part belle aux grandes capitalisations avec des noms tels que Nestlé, Roche ou LVMH. Les actifs sous gestion dans le fonds luxembourgeois dépassent désormais 2,7 milliards d'euros répartis sur une septantaine de positions, avec une exposition géographique partagée entre les pays de la zone euro (49% à la fin décembre 2019) et les autres pays européens (47% des actifs sous gestion sur des pays tels que le Royaume-Uni, la Suisse, le Danemark ou la Suède). L'équipe de gestion va viser des entreprises de qualité (afin de limiter le risque baissier) et qui affichent une croissance supérieure à la moyenne. Dans cette optique, l'objectif est d'investir lorsque la valorisation est attractive. " Nous n'aurons pas de biais constant vers le style value ou le style croissance ", souligne Gabrielle Gourgey. Les poids dans le portefeuille seront déterminés par les meilleures idées issues de la recherche plutôt que par le choix d'une allocation sur un pays ou un secteur. La bonne performance réalisée en 2019 (+29,5%) s'explique essentiellement par les sélections réalisées par l'équipe de gestion, notamment les valeurs exposées sur les dépenses de consommation et les services aux particuliers et aux entreprises. " Nous avons ainsi maintenu une surpondération sur le secteur des loisirs, qui comporte de nombreuses sociétés de qualité, exposées sur des tendances structurelles et bénéficiant d'une expansion de leurs marges bénéficiaires ", ajoute-t-elle. La stratégie est également exposée sur le secteur financier, plus particulièrement sur les groupes financiers diversifiés et sur des grandes banques en restructuration. " Nous avons également été en mesure de trouver des opportunités attractives dans le domaine des grands groupes pharmaceutiques, notamment celles disposant d'un pipeline attractif et de sources de revenus diversifiées. " Pour 2020, Gabrielle Gourgey déclare privilégier des sociétés de haute qualité valorisées qui sont en mesure de réaliser de bonnes performances dans n'importe quel contexte économique et politique. " Notre stratégie nous pousse à investir plutôt qu'à spéculer. Le niveau des valorisations à court terme n'aura donc pas spécialement d'impact sur le portefeuille ", conclut-elle. Alors que la plupart des autres catégories ont fait l'objet d'une continuité au niveau des fonds ou des équipes de gestion, le segment des fonds exposé globalement sur les marchés boursiers a vu l'arrivée au pinacle de BNY Mellon Global Equity Income Fund, un fonds géré depuis Londres par Nick Clay depuis 2012 et qui a enregistré une progression de 27% sur l'exercice 2019. Sur une période de cinq ans, ce fonds affiche une performance annualisée proche de 10%, avec une notation cinq étoiles décernée par Morningstar. Tout en soulignant plusieurs départs dans l'équipe de gestion durant les dernières années, l'analyste de Morningstar constate également que le processus de gestion est solide et combine une approche thématique pour guider la sélection des lignes individuelles. Une des contraintes consiste à sélectionner des sociétés dont le rendement est minimum 25% supérieur à celui de l'indice FTSE World Index (et de vendre ces positions si le rendement attendu tombe en dessous de ce niveau). Avec donc une attention portée sur les entreprises qui sont en mesure de dégager des flux de trésorerie importants et soutenables, grâce à un niveau élevé de revenus récurrents et une forte rentabilité des fonds propres. " Nous portons une attention particulière aux sociétés faiblement endettées qui seront en mesure d'augmenter régulièrement leur dividende", confie Nick Clay. Le portefeuille de BNY Mellon Global Equity Income Fund comporte typiquement entre 40 et 70 noms qui vont payer des dividendes solides (jusque 4%) et réguliers. " Il ne faut pas trop se focaliser sur les entreprises qui versent des dividendes très élevés. L'indice global des actions à dividendes élevés contient beaucoup de sociétés dont les dividendes ne sont pas soutenables et sont financés par l'endettement. " Pour 2020, Nick Clay estime qu'il convient d'être prudent sur les développements économiques et sur les marchés financiers. " Les politiques monétaires menées par les banques centrales ont entraîné une augmentation des cours pour les actifs financiers, tandis que la croissance économique n'est jamais remontée à son niveau d'avant 2008, dit-il. Et dans le même temps, les inégalités au niveau mondial n'ont cessé d'augmenter. " Dans ce contexte, le niveau des valorisations pour certains secteurs défensifs semble aujourd'hui relativement élevé après 10 années de politiques monétaires expansionnistes. " Notre processus d'investissement nous pousse toutefois à vendre des sociétés qui deviennent trop chères par rapport aux dividendes attendus, et à réallouer régulièrement notre portefeuille vers des entreprises qui présentent de meilleures perspectives ", ajoute Nick Clay. " Dans un contexte qui devrait rester caractérisé par une croissance anémique et des taux d'intérêt faibles, les investisseurs sont forcés de prendre plus de risques pour obtenir un rendement attractif sur leur épargne, analyse-t-il. Il est aujourd'hui beaucoup plus sensé de combiner la recherche d'un rendement attractif sur les marchés boursiers et une discipline quant à la valorisation des positions en portefeuille. " Nick Clay souligne également que si l'appréciation des cours a été le principal moteur du rendement total des portefeuilles durant les 10 dernières années, une répétition de cette performance sera beaucoup plus difficile à réaliser dans le futur. " Selon moi, une part plus importante de la performance totale proviendra des dividendes qui seront accumulés dans les portefeuilles. "