L'indice S&P China Select ADR, rassemblant les certificats d'actions chinoises cotés sur la Bourse de New York, a même déjà perdu la moitié de sa valeur.
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L'indice S&P China Select ADR, rassemblant les certificats d'actions chinoises cotés sur la Bourse de New York, a même déjà perdu la moitié de sa valeur. Il est directement victime de la nouvelle politique mise en place par Pékin: décourager les cotations à l'étranger et contrer le développement des géants technologiques, surreprésentés parmi les valeurs chinoises sur Wall Street. La capitalisation boursière d'Alibaba a ainsi fondu de plus de 800 à 400 milliards de dollars après les critiques de Jack Ma à l'encontre de la régulation bancaire en Chine à la fin octobre. Depuis, son fondateur et charismatique directeur a quasiment disparu des écrans, n'intervenant plus qu'au compte-gouttes avec des discours formatés. Mais il y a pire: TAL Education a vu sa capitalisation s'effondrer de 54 à 3 milliards de dollars alors que Pékin a décrété que les entreprises de soutien scolaire devront s'enregistrer comme associations à but non lucratif. Dans un tel contexte de repli national et de réglementations autoritaires, les marchés peinent logiquement à valoriser les entreprises chinoises. Les investisseurs continuent ainsi à alléger leurs positions en actions chinoises, dont les leaders technologiques Tencent ou Alibaba, malgré une décote importante. D'autant que le climat actuel risque de durer quelque temps encore, Xi Jinping renforçant son emprise en vue du 20e Congrès du parti communiste chinois à l'automne 2022. Le président de la deuxième puissance mondiale y lorgne un troisième mandat, un "règne" inédit depuis Mao Zedong.