Ecolo demande ainsi d'urgence un débat à la Chambre, où les travaux ont été suspendus une nouvelles fois. Dans la majorité également, certains s'interrogent : Yvan Mayeur (PS) a parlé de "choses assez graves" dans la lettre revenant sur les événements Fortis en justice, que le Premier ministre a envoyée à Jo Vandeurzen, ministre de la Justice. "Un magistrat a trahi le secret", a dénoncé le socialiste. Celui-ci a aussi visé le chef de cabinet d'Yves Leterme, "quelqu'un de très proche du Premier ministre".

L'Open VLD et les partis flamands de l'opposition avaient, plus tôt dans la journée, demandé au Premier ministre de s'expliquer sur le fait que son cabinet aurait exercé des pressions sur un magistrat impliqué dans le procès Fortis examiné devant le tribunal de commerce de Bruxelles. "Pas de commentaire", avait alors réagi Peter Poulussen, son porte-parole.

L'opposition a également voté pour qu'une commission d'enquête parlementaire soit mise sur pied afin d'entendre les magistrats impliqués. Cette commission, chargée d'enquêter sur de possibles influences sur la justice dans l'affaire Fortis, sera bien mise sur pied, a-t-on appris à bonne source mercredi après-midi à la Chambre.

Yves Leterme a indiqué, dans cette lettre adressée à son ministre de la Justice et dont il a transmis une copie aux députés en début de séance de la Chambre mercredi après-midi, ne jamais avoir eu de contact personnel avec des magistrats, y compris dans le dossier Fortis.

Le chef du gouvernement confirme cependant l'existence de contacts entre sa chancellerie et le substitut du procureur du roi, Paul Dhaeyer, ancien collaborateur parlementaire du CD&V et ministère public dans le cadre de la procédure intentée début novembre par Me Modrikamen devant le tribunal de commerce de Bruxelles.

Le substitut du procureur du roi avait alors offert une "victoire d'étape" aux actionnaires mécontents de Fortis, en estimant qu'une assemblée générale aurait dû être convoquée pour statuer sur la vente de 75 % de Fortis Banque au français BNP Paribas. Un véritable camouflet pour l'Etat belge... qui ne s'est cependant pas concrétisé dans l'ordonnance rendue par la juge, Francine De Tandt.

Yves Leterme confirmait par ailleurs de tels contacts entre sa chancellerie et l'époux étiqueté CD&V de Christine Schuermans, juge à la cour d'appel, cette même cour qui a, vendredi soir, donné "raison sur toute la ligne" à l'avocat Mischaël Modrikamen.

"Il n'y a eu aucun contact entre moi-même et un quelconque magistrat, en ce compris dans le cadre du dossier Fortis", indique Yves Leterme dans ce courrier. Le Premier ministre y fait malgré tout état d'un "contact" entre la chancellerie et Paul Dhaeyer, substitut du procureur du roi, "à titre d'information", mais jamais sur le fond du dossier, assure-t-il.

Il admet également des contacts entre sa chancellerie et Jan De Groof, époux de la juge Christine Schuermans, celle-là même qui n'a pu signer l'arrêt Fortis en appel en raison de son état de santé. Le Premier ministre dément cependant toute tentative d'influence de sa part ou de la part de la cellule stratégique.

Ecolo demande ainsi d'urgence un débat à la Chambre, où les travaux ont été suspendus une nouvelles fois. Dans la majorité également, certains s'interrogent : Yvan Mayeur (PS) a parlé de "choses assez graves" dans la lettre revenant sur les événements Fortis en justice, que le Premier ministre a envoyée à Jo Vandeurzen, ministre de la Justice. "Un magistrat a trahi le secret", a dénoncé le socialiste. Celui-ci a aussi visé le chef de cabinet d'Yves Leterme, "quelqu'un de très proche du Premier ministre".L'Open VLD et les partis flamands de l'opposition avaient, plus tôt dans la journée, demandé au Premier ministre de s'expliquer sur le fait que son cabinet aurait exercé des pressions sur un magistrat impliqué dans le procès Fortis examiné devant le tribunal de commerce de Bruxelles. "Pas de commentaire", avait alors réagi Peter Poulussen, son porte-parole.L'opposition a également voté pour qu'une commission d'enquête parlementaire soit mise sur pied afin d'entendre les magistrats impliqués. Cette commission, chargée d'enquêter sur de possibles influences sur la justice dans l'affaire Fortis, sera bien mise sur pied, a-t-on appris à bonne source mercredi après-midi à la Chambre.Yves Leterme a indiqué, dans cette lettre adressée à son ministre de la Justice et dont il a transmis une copie aux députés en début de séance de la Chambre mercredi après-midi, ne jamais avoir eu de contact personnel avec des magistrats, y compris dans le dossier Fortis.Le chef du gouvernement confirme cependant l'existence de contacts entre sa chancellerie et le substitut du procureur du roi, Paul Dhaeyer, ancien collaborateur parlementaire du CD&V et ministère public dans le cadre de la procédure intentée début novembre par Me Modrikamen devant le tribunal de commerce de Bruxelles.Le substitut du procureur du roi avait alors offert une "victoire d'étape" aux actionnaires mécontents de Fortis, en estimant qu'une assemblée générale aurait dû être convoquée pour statuer sur la vente de 75 % de Fortis Banque au français BNP Paribas. Un véritable camouflet pour l'Etat belge... qui ne s'est cependant pas concrétisé dans l'ordonnance rendue par la juge, Francine De Tandt.Yves Leterme confirmait par ailleurs de tels contacts entre sa chancellerie et l'époux étiqueté CD&V de Christine Schuermans, juge à la cour d'appel, cette même cour qui a, vendredi soir, donné "raison sur toute la ligne" à l'avocat Mischaël Modrikamen."Il n'y a eu aucun contact entre moi-même et un quelconque magistrat, en ce compris dans le cadre du dossier Fortis", indique Yves Leterme dans ce courrier. Le Premier ministre y fait malgré tout état d'un "contact" entre la chancellerie et Paul Dhaeyer, substitut du procureur du roi, "à titre d'information", mais jamais sur le fond du dossier, assure-t-il.Il admet également des contacts entre sa chancellerie et Jan De Groof, époux de la juge Christine Schuermans, celle-là même qui n'a pu signer l'arrêt Fortis en appel en raison de son état de santé. Le Premier ministre dément cependant toute tentative d'influence de sa part ou de la part de la cellule stratégique.